Rivers Of Nihil
The Work
Genre Technical Death Metal
Pays Etats-Unis
Label Metal Blade Records
Date de sortie 24/09/2021

Site Internet

Formé en Pennsylvanie en 2009, le groupe n’a cessé de surprendre ses fans tout au long de sa carrière. Bien qu’ils aient commencé dans un registre brutal et technique, ce n’est que petit à petit que Rivers Of Nihil commence à nous pondre des morceaux de fous furieux qui mêlent Metal extrême et solos de saxophone. La première fois que j’ai entendu cet instrument dans du Technical Death Metal, c’était sur un de leurs albums, et je me suis dit, direct, que ces mecs étaient des génies.

Le 24 septembre sortait The Work, leur quatrième album. Il est composé de onze titres pour une durée d’une heure et quatre minutes. L’opus précédent durait cinquante-six minutes et on en redemandait encore. J’apprécie que ce genre de groupe dépasse l’heure d’écoute. En effet, cela nous plonge totalement dans leur univers et nous permet de ne penser à rien d’autre pendant ces soixante-quatre minutes qui semblent passer à toute vitesse.

D’ailleurs, on n’a pas encore fait le tour de la scène pour rencontrer ces musiciens bourrés de talents musicaux et d’écriture. On retrouve Jake Dieffenbach et sa voix largement reconnaissable derrière le micro, Adam Biggs à la basse, Brody Uttley à la guitare et au clavier, Jared Klein derrière la batterie et Jon Topore à la guitare.

L’album s’ouvre sur The Tower (Theme from “The Work”) qui a tout d’une ballade dans un style très mélancolique sur fond de saxophone, puis la brutalité pointe le bout de son nez. On remarque que les morceaux sont de plus en plus longs et passent par énormément des variations et tempos bien différents les uns des autres. Mais ils sont liés entre eux. Le deuxième titre Dreaming Black Clockwork démontre que Rivers Of Nihil ne s’est pas adouci pour autant et qu’il est toujours capable de livrer des morceaux très extrêmes en gardant une ligne mélodique et technique. Les quatre titres suivants sont tous au top. Je retiendrai Focus et The Void from Which No Sound Escapes, morceau dans lequel j’apprécie tout spécialement les roulements de caisse claire du début, qui sont franchement hypnotisants. Et juste après, on nous demande si on en a eu assez ou si on en veut encore avec le titre MORE ?. Et là encore, grosse démonstration de brutalité au programme. Il fait partie de mes coups de cœur de l’album avec, entre autres, Episode. On finit l’écoute avec Terrestria IV : Work, qui à lui seul dure plus de onze minutes. Comme à son habitude, le groupe sort un titre par album intitulé Terrestria. C’est donc le quatrième qu’il nous délivre. Et je vous conseille d’écouter les quatre à la suite, ils s’enchainent parfaitement bien et nous montrent l’évolution du groupe au fil des ans.

Pour conclure, cet album est un pur bijou de violence et d’harmonie entre des instruments que l’on n’a pas l’habitude de voir cohabiter. Rivers Of Nihil propose des titres qui évoluent au fur et à mesure du temps qui s’écoule. Pour ma part, ils n’avaient plus rien à prouver avec cet album et j’avais peur qu’il ne soit en-dessous des autres ! En fait, je me suis trompé, il est bien au-dessus. Je me réjouis de les voir en concert le 15 novembre à l’occasion de la tournée Rising Merch Faces Of Death pour vous donner mon avis sur leur prestation en live, et j’espère sincèrement avoir droit à Terrestria IV : Work, même si j’ai un gros doute sur le fait qu’ils la fassent sur scène, mais si c’est le cas, ils auront ma reconnaissance éternelle.

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, mais maintenant tu te lèves et tu vas acheter The Work de Rivers Of Nihil tout de suite. Non mais !!!