Bunker 66
Beyond the Help of Prayers
Genre Blackened/Trash Metal
Pays Italie
Label Dying victims productions
Date de sortie 30/04/2021

Site Internet

Bunker 66 est un groupe de Blackened/Trash Metal formé en 2007 en Italie, et plus précisément de Messina en Sicile (le gros ballon de foot avec le volcan dedans, oui voilà on y est). Il s’agit là du quatrième album du groupe, et croyez-moi, après 4 ans d’attente et depuis le dernier et très brutal Chained down in dirt, le groupe compte bien nous redonner du rab avec un nouveau CD qui, ma foi j’espère, ne sera pas piqué des hannetons et restera ce que ce trio du diable à toujours su faire.

Le trio évoqué se compose donc de Damien Thorne à la basse puis au chant, de Dee Dee Altar à la batterie, puis du plus frais du trio, J.J. Priestkiller à la guitare, qui prit en 2016 la place à Bone incinerator. Ce dernier est toujours en contact avec Damien Thorne étant donné leurs collaboration dans le groupe du même genre nommé Lich (Groupe qui se situe aussi à Messina en Sicile, vous voyez le délire !) Le groupe a déjà sorti 3 CD dont le dernier remonte à 4 ans, ce qui prouve bien que le groupe n’est de loin pas à son coup d’essai.

Au vu de la jaquette du CD, qui est toujours aussi sombre que les précédentes, on pourrait presque se demander pourquoi le groupe n’as pas ajouté un 6 de plus à leur nom.

Nous commencerons donc cette débauche par le titre To the Gates of Death/Lair of the Profaner, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est une tuerie, un bon riff bien Trash/Punk avant de revenir sur des riffs plus heavy/black, on reconnaît tout de suite l’influence que le groupe Venom a eu sur eux. La voix de notre chanteur qui hurle de toutes ses cordes vocales avec un chant guttural bien black/punk et plus heavy dans le refrain. Le morceau finit sur un ending solo qui nous permet d’enchaîner avec grand enthousiaste cette pépite. Un pur régal pour mes oreilles pour l’instant.

Le titre suivant The blackest of Omens n’en démord pas moins, et nous propose un solo épique à 2min23 de la musique et nous montre que notre bon vieux JJ sait manier la gratte. Les riffs black/punk/trash sont respectés. Combo réussi donc et c’est exactement ce que j’attendais de cette bande de brutes, Nom de bleu que c’est bon.

Les prochains morceaux Elite of the Goat et Summon the Evil Lords nous marquent de riffs toujours aussi old school qui feront penser à Toxic holocaust à bien des moments. On notera le changement de rythme de Summon the Evil Lords qui baissera en intensité sur le milieu avec un mid temp aux riffs très caverneux et sombre. Une chose est sûr, ça colle du feu de dieu. En parlant de changement, le morceau Malicious Seditious sonne dans la globalité sur un mid tempo teinté de riffs plus heavy. On notera des solis vraiment agréables et un refrain hyper entraînent qui saura se faire apprécier du public en live. Le titre suivant, (qui est bien plus court que les précédents, 1 minute à tout péter) permet de nous mettre en appétit pour ce qui est un des meilleurs titres de cette galette, Die on Monday. Ce titre est juste grandiose et risque bien de vous faire apprécier le lundi. Riffs heavy/black bien old school qui va vous donner du ”dzère” (coup de fouet) comme on dit chez moi du fin fond des Alpes vaudoises en Suisse.

Conclusion, si une chose est bien certaine, c’est que j’en attendais pas moins de ce groupe. Étant déjà aux abonnés présents sur tous leurs anciens CD, je suis en mesure de dire que cet opus est de loin, même très loin le meilleur du groupe. Des riffs heavy qui se marient vachement bien sur toutes les pistes, des solis encore plus présents sur toutes les musiques. On ne peut que noter un poil de répétitivité lors des phases plus punk, mais rien de bien méchant. On sent que ce groupe a pris en maturité, tout en restant le plus underground et old school possible.

Je vous propose d’écouter ce titre pour vous donner une idée.