Nashville Pussy
L'Escalier à Liège
Date 4 juin 2022
Chroniqueur Oli de Wacken
Photographe Paul Collin
https://www.facebook.com/lescalier.liege/

À la base, L’Escalier, situé dans le quartier du « Carré », haut lieu de la vie nocturne du centre de Liège, est un débit de boissons, mais sa configuration rendant possible la tenue de concert, il est tout à fait logique que des événements y soient organisés, et les groupes qui s’y produisent sont loin d’être des groupes « de bistrot » ! Pour preuve, l’établissement accueillait récemment les UK Subs, légendes du Punk londonien, et en ce samedi 4 juin, les (presque) non moins légendaires Nashville Pussy, objets de notre attention à l’occasion de cet article.

Quiconque les connaît le sait très bien, avec les Nashville Pussy, pas de fioritures, droit à l’essentiel, et c’est peut-être dans cet esprit que le quatuor investit la petite scène aux alentours de vingt et une heures, sans première partie. Originaire d’Atlanta comme son nom ne l’indique pas, ce band n’a, à vrai dire, nullement besoin de chauffeurs de salle pour faire monter la température. Les titres s’enchaînent à vitesse grand V, ne laissant aucun répit à l’assistance. Du Hard rock’n’roll survitaminé avec, à de rares moments, une mini-touche de Punk bien dissimulée et assimilée. Nashville Pussy arbore le look et montre l’attitude d’un groupe de Rock typique du Sud des États-Unis, que l’on imagine aisément donner des concerts dans des bars mal famés, tenant la distance à coups de Budweiser et autres Jack Daniel’s — bus à même la bouteille et à grosses lampées, bien évidemment —, excepté que Nashville Pussy parcourt la planète depuis près d’un quart de siècle et a réussi à s’imposer comme une référence en matière de Hard qui tache aux relents sudistes. Blaine Cartwright (chant/guitare) en impose à sa manière : tout sauf doté d’un charisme exceptionnel, le petit bonhomme ressemble plutôt au pompiste du bled paumé, mi-loser mi-psychopathe, dans un film de bikers. Vêtu de son inamovible blouson aux couleurs du drapeau confédéré, il n’hésite pas à boire une bière à même son Stetson, ou plutôt à se la déverser à grands flots dans le gosier, sans en perdre une goutte. À la fois beauf et Rock’n’roll, la classe, quoi ! Petit moment cocasse lorsque le groupe ne semble pas savoir comment ouvrir la porte de sortie vers les backstages pour s’y dissimuler avant les rappels, et reste donc dans le coin de la scène, avant de revenir sans être parti, pour nous servir encore deux titres bien speedés avant de tirer sa révérence.

Comme à son habitude, Nashville Pussy nous a fait passer une très bonne soirée, qui plus est dans un établissement dont la capacité permet d’apprécier au mieux ce type de groupe, de musique, et d’ambiance.

Nos remerciements à L’Escalier et à Jeff Keller.

 

Nashville Pussy

Par Paul Collin