Red Code
Traces of Unease and Discomfort (Episode 1)
Genre progressive metal
Pays Italie
Label Epictronic
Date de sortie 25/09/2026

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Mettre en musique des thèmes aussi délicats que les relations toxiques, la peur, la responsabilité dans la souffrance d’autrui et l’autosabotage peut s’avérer risqué, surtout pour un jeune groupe comme Red Code, dont Traces of Unease and Discomfort (Episode 1) est le premier EP. Ces thématiques sont en effet associées à des sensations et à des émotions fortes, qui doivent se refléter aussi bien dans la composition des morceaux que dans leur interprétation.

Qu’à cela ne tienne, les Italiens s’y sont attelés, et le résultat est, ma foi, plutôt convaincant. Deux raisons à cela : les textes, qui se rapportent à des expériences vécues directement par les membres du groupe, leur confèrent une certaine légitimité. De plus, si Red Code sort aujourd’hui son premier EP, ses membres ont déjà plusieurs années d’expérience du live, ce qui leur apporte une véritable cohésion de groupe.

Les cinq titres puisent leur inspiration aussi bien dans le metal alternatif de System of a Down et Godsmack (dont ils reprennent ici I Stand Alone) que dans le metal progressif de Dream Theater ou Fates Warning, deux styles qui permettent d’explorer ces thèmes en leur apportant la tension et la profondeur nécessaires pour en exprimer toute la complexité. De plus, afin d’offrir un impact maximal aux morceaux, les musiciens ont choisi de n’utiliser ni pistes d’accompagnement ni séquençage, misant plutôt sur la voix de la chanteuse Lenina et sur leurs instruments, supprimant ainsi ce qu’ils estiment superficiel pour ne conserver que l’essentiel.

Les titres oscillent ainsi entre passages aux riffs écrasants et moments de calme relatif. Malgré une ambiance oppressante constante, certains refrains parviennent à se faire suffisamment mélodiques pour accrocher l’oreille.

Traces of Unease and Discomfort (Episode 1) s’avère donc être un premier essai réussi, même si quelques petits défauts s’y sont glissés, notamment une certaine linéarité dans le chant. Celle-ci n’impacte pas réellement la qualité des morceaux, mais peut rebuter les auditeurs les plus pointilleux. Cet EP, sous-titré Episode 1, annonce donc une ou plusieurs suites, sur lesquelles le groupe aura tout le temps de corriger ces quelques erreurs de jeunesse.

Un EP que je conseille toutefois à tout amateur des groupes cités plus haut ainsi qu’aux amateurs de metal progressif sombre et mélodique.