La journée commence presque comme un rituel pour de nombreux festivaliers : direction le Leclerc de Clisson pour faire le plein de courses, de merch’ et ramener quelques souvenirs de cette nouvelle édition du Hellfest. Un lieu désormais incontournable où l’on croise une armée de festivaliers, mais toujours avec le sourire et cette bienveillance qui fait partie de l’ADN du festival.
Pour être tout à fait transparents, pour les premiers groupes de la journée, nous avons essayé d’être les plus assidus possible… cependant, la chaleur étouffante a eu raison de nous.
Pour commencer, dès 16 heures, on a pu découvrir Skaphos sous l’Altar. Le groupe propose un death metal teinté de black d’une grande efficacité. Pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre que la journée est bien lancée : malgré la chaleur, le public est super réactif. Un set tout en puissance, parfait pour démarrer cette première journée.
Quelques minutes plus tard, direction la Mainstage 1 pour découvrir We Came As Romans, dont tout le monde n’a pas arrêté de nous parler. On avait donc hâte d’entendre ce que ça donne. Le groupe de metalcore originaire de Detroit assure parfaitement son rôle d’ouverture sur la grande scène. L’énergie est immédiatement présente et le public répond bien malgré une chaleur déjà écrasante. Dès le troisième morceau, le chanteur pousse la foule à se lancer dans un circle pit : le Hellfest est officiellement réveillé.
The Pretty Reckless, Mainstage 2 – 18h15/19h00
Place ensuite à The Pretty Reckless sur la Mainstage 2. Taylor Momsen démontre une nouvelle fois ses qualités vocales avec une prestation solide, soutenue par des musiciens efficaces. Ben Phillips se fait particulièrement remarquer avec de nombreux solos de guitare qui apportent une vraie dynamique au set. Le groupe souffre cependant d’un petit manque de présence scénique : les musiciens restent plutôt en retrait et l’attention se concentre naturellement sur Taylor, seule véritable figure centrale du show. Entre les morceaux, quelques blancs viennent également casser légèrement le rythme. Heureusement, la chanteuse sait créer la connexion avec son public, notamment lorsqu’elle descend près des crash barrières pour saluer les premiers rangs. Un moment particulièrement apprécié par certains fans, dont celui venu avec une pancarte demandant très sérieusement : « Taylor, do you marry me? ».
Le groupe profite également de son passage au Hellfest pour dévoiler un nouveau morceau en live, une première découverte appréciée par les festivaliers.
Breaking Benjamin, Mainstage 1 – 19h05/19h55
Avec Breaking Benjamin, l’attente était importante, malheureusement la prestation peine à totalement convaincre. Malgré un catalogue rempli de morceaux connus et une base de fans présente devant la scène, le groupe ne parvient pas réellement à maintenir la tension nécessaire pour embarquer complètement le public. L’ensemble reste propre, mais manque d’impact et d’intensité.
Nous décidons finalement de quitter le concert avant la fin afin de nous préparer pour la suite d’une soirée qui s’annonce déjà chargée.
Papa Roach, Mainstage 1 – 21h20/22h25
Avec Papa Roach, le changement d’ambiance est immédiat. Dès l’arrivée du groupe sur scène, on comprend que l’agitation va monter d’un cran. Jets de flammes, énergie monstrueuse et un Jacoby Shaddix totalement déchaîné : le groupe est clairement à fond ! Le chanteur descend rapidement dans l’espace réservé aux photographes pour se rapprocher du public, offrant même des câlins aux slameurs qui parviennent jusqu’à lui.
Le groupe présente également son nouveau morceau See U in Hell (qui, vu la canicule, portait parfaitement bien son titre) et interprété en duo avec le fils de Jacoby. Puis arrive une énorme surprise : son plus jeune fils monte à son tour sur scène pour Braindead ! Malgré son jeune âge, il impressionne par son aisance et surtout par son scream, qui déclenche de vives réactions dans le public.
Jacoby prendra ensuite le temps de remercier ses enfants avant un autre moment spontané : alors qu’il échange avec la foule, il est interrompu par un enfant qui lui demande de signer sa guitare. Il accepte avec plaisir et invite même son guitariste à participer à ce souvenir unique. Difficile de faire plus humain.
Pour terminer ce grand moment de nostalgie, Papa Roach offre son Nu Metal Time Machine, un medley hommage au genre avec notamment des reprises de Korn, System Of A Down et Limp Bizkit, avant de conclure évidemment avec l’incontournable Last Resort. On espère maintenant les revoir rapidement en tête d’affiche pour profiter d’un set encore plus long !
Alice Cooper, Mainstage 2 – 22h30/23h30
Place ensuite à une véritable légende : Alice Cooper. Même si, me direz-vous, c’est du vu et revu, chaque morceau devient un véritable tableau théâtral à la mise en scène parfaitement maîtrisée, avec ses costumes, ses personnages et un jeu d’acteur approprié. Même si le spectacle reste proche de celui proposé depuis plusieurs années, la recette fonctionne toujours aussi bien. Impossible de s’ennuyer : Alice Cooper est toujours aussi habité par son personnage et affiche une énergie impressionnante. La nouvelle recrue arrivée en avril, la guitariste Anna Cara, confirme également tout son potentiel. Jeune, talentueuse et prometteuse, elle apporte une belle fraîcheur à la formation.
Le final réserve une surprise avec une reprise de Nirvana, Smells Like Teen Spirit, qui restera comme l’un des moments forts de la soirée. Une prestation à la hauteur de la légende, une très belle surprise, et certainement aucun regret d’être restée.
Skáld, Temple – 22h10/23h10
Pendant que les Mainstages vibrent avec Alice Cooper, la Temple accueille une expérience totalement différente avec Skáld, qu’on avait déjà vu au Hellfest dans le cadre d’un projet de plantation d’arbres quelques mois plus tôt et en partenariat avec Savage Lands. Le groupe immerge le public dans son univers d’inspiration viking. L’énergie transmise à la foule est immédiate : malgré une chaleur toujours accablante à cette heure tardive, personne ne reste immobile sous la tente.
Entre chants rituels, percussions et une atmosphère presque hypnotique, Skáld propose un mélange qui peut rappeler par moments Heilung, avec une richesse vocale qui évoque également l’univers d’Eivør. Le groupe offre un très beau moment de partage et une prestation qui fonctionne parfaitement avec l’ambiance particulière de la Temple. Un groupe que l’on reverra avec grand plaisir.
Hommage à Ozzy Osbourne
Avant la suite de la soirée, le Hellfest rend hommage à Ozzy Osbourne à travers un film retraçant sa carrière, son parcours et ses envies ; un moment forcément émouvant pour les fans, suivi d’un magnifique feu d’artifice. Un spectacle d’autant plus symbolique qu’il restera l’unique feu d’artifice du festival en raison des conditions de chaleur extrême.
Bring Me the Horizon, Mainstage 1 – 23h45/01h15
Dernier grand rendez-vous de la MainStage 1 avec Bring Me the Horizon. Le groupe propose un show très travaillé, porté par une grosse production et une mise en scène efficace. Le spectacle est cependant très centré autour d’Oli Sykes : les autres musiciens restent malheureusement assez peu visibles, à l’exception du guitariste/chanteur Lee Malia.
En 2026, après plus de vingt ans de carrière, on pouvait peut-être attendre encore davantage d’effets et de surprises visuelles de la part de Bring Me the Horizon, mais l’ensemble reste parfaitement maîtrisé. Le public semble conquis et profite pleinement du moment.
Alestorm, Mainstage 2 – 1h20/2h10
Pour conclure cette première journée, direction la Mainstage 2 avec Alestorm. Il y a quatre ans, le groupe était programmé en plein après-midi. Cette fois, les pirates du metal héritent de la dernière case de la journée… et quelle réussite ! Dès les premières notes, l’ambiance devient follement festive. Impossible de penser à aller dormir : Alestorm transforme la Mainstage en immense fête pirate ! Le groupe enchaîne ses morceaux emblématiques, pendant qu’un public totalement conquis reprend les refrains et rame évidemment à l’unisson.
Le final avec « Fucked with an Anchor » est à l’image du groupe : drôle, décalé et parfaitement assumé. Les musiciens remercient les derniers festivaliers présents, tandis que les écrans affichent avec humour un message : « Leave ».
Une conclusion parfaite pour une première journée déjà riche en émotions. Le Hellfest 2026 est lancé !
L’équipe Metal Alliance Mag remercie sincèrement le Hellfest pour son accueil.
Toutes les magnifiques photos que vous voyez sont signées Corentin Charbonnier, merci à lui !



