Mayhem, The Offspring, Bad Omens, Architects, Wolves in the Throne Room, Rise Against, Three Days Grace, Thy Light, Revnoir, Silhouette
Clisson (FR)
Date 21 juin 2026
Chroniqueurs Nelly Lafargue, Jordan Fonvieille, Jérôme Chassin, Emy Ruiz
Photographe Corentin Charbonnier
https://hellfest.fr

Cette quatrième et dernière journée promet d’alterner entre black metal profond, grandes émotions, retours attendus et une conclusion riche en souvenirs.

Silhouette, Temple – 11 h 05/11 h 35

Pour commencer cette dernière journée, direction la Temple avec Silhouette, que nous avons découvert quelques jours auparavant dans la voiture grâce à l’application du festival, qui permet d’écouter des extraits des groupes programmés ; une excellente idée qui permet de préparer ses journées et parfois de faire de très belles découvertes. Pour nous, Silhouette en fait clairement partie.

Les Français proposent un black metal atmosphérique impeccable, à l’image de leurs tenues : soigné, intense et parfaitement maîtrisé. Le groupe délivre une musique puissante, profonde et mélodique, exactement le genre d’univers qui fonctionne particulièrement bien sous la Temple.

La communion avec le public est immédiate. On sent que les musiciens prennent autant de plaisir que les festivaliers présents devant eux. Ils repartent sous les applaudissements, et nous avec le sourire. Une très belle découverte à revoir absolument.

Revnoir, Mainstage 2 – 11 h 40/12 h 10

Quelques minutes plus tard, changement d’ambiance avec Revnoir sur la Mainstage 2. Mais qui n’a pas entendu parler de Revnoir ? Le groupe arrive sur scène avec une énergie débordante et ne perd pas de temps : dès le deuxième morceau, un wall of death est lancé dans le public ! Un public qui répond immédiatement présent. Revnoir donne un bon concert de metalcore, efficace et énergique. On regrettera simplement de ne pas avoir pu découvrir le groupe dans un créneau plus tardif, avec une vraie mise en lumière, comme cela est le cas au Plane’R Fest 2026. Le groupe confirme en tous cas tout son potentiel de devenir un nom majeur du metal français.

Thy Light, Temple – 13 h 35/14 h 15

Retour sous la Temple pour l’un des concerts les plus attendus de la journée : Thy Light. Quelle claque ! Le black metal dépressif du groupe brésilien touche immédiatement. Dès les premières notes, les frissons sont là et ne disparaîtront pas jusqu’à la fin. La force de Thy Light réside dans cette capacité à transformer la tristesse en beauté. Les riffs sont traversés par une mélodie permanente, les émotions sont omniprésentes et chaque morceau semble raconter quelque chose, le tout aboutissant à un concert presque parfait. Tout fonctionne : l’ambiance, l’intensité, l’interprétation. Même un ami peu habitué au black metal a été séduit par la prestation. Un immense coup de cœur de cette édition 2026, à revoir très vite.

Three Days Grace, Mainstage 2 – 17 h 45/18 h 35

Retour sur les Mainstages avec Three Days Grace.

Le moment a de particulier que deux chanteurs sont désormais présents sur scène : Adam Gontier, revenu en 2024 après plusieurs années d’absence, et Matt Walst, qui lui avait succédé au sein du groupe. Adam prend le temps d’expliquer son bonheur de voir le groupe continuer d’exister malgré son départ, et rappelle que cette évolution a permis à Three Days Grace d’être aujourd’hui devant nous. Le groupe enchaîne ensuite ses plus grands titres, et le public répond présent malgré la chaleur toujours écrasante. Les festivaliers profitent pleinement du moment en se lançant dans de multiples slams et circle pits, et une grosse énergie se dégage de la fosse. Un très bon concert, même si on aurait aimé quelques morceaux supplémentaires.

Rise Against, Mainstage 1 – 18 h 40/19 h 40

À l’origine, ce concert ne comptait pas forcément parmi nos priorités… finalement, Rise Against s’avère être une excellente surprise.

Vu de loin, le groupe propose pourtant un set très agréable. Les grands classiques fonctionnent immédiatement, le public connaît les paroles et l’ambiance fait plaisir à voir. Une parenthèse acoustique au milieu du concert apporte un joli moment de calme avant de repartir. La scène reste assez sobre, avec simplement le logo du groupe en fond, mais elle est parfaitement exploitée. Tim McIlrath descend même au contact du public avec un micro filaire, façon old school, dans une attitude qui rappelle forcément certaines habitudes du punk français.

Un concert simple, efficace et franchement plaisant.

Wolves in the Throne Room, Temple – 18 h 40/19 h 40

Pendant ce temps, direction la Temple pour Jérôme avec Wolves in the Throne Room, un groupe particulièrement attendu pour lui puisqu’il fait partie de ses références personnelles, déjà vu deux fois auparavant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le rendez-vous est réussi. Le groupe accueille le public avec des sons de nature, dans une scénographie épurée qui correspond parfaitement à son univers. Les musiciens sont impressionnants, faisant montre d’une maîtrise totale et sachant opérer une véritable immersion dans leur black metal atmosphérique. Le seul regret vient du son de la Temple, un peu brouillon par moments, qui ne permet pas toujours de profiter pleinement de la richesse des riffs mélodiques. Une petite frustration pour les amateurs exigeants du genre, mais cela n’empêche pas de profiter d’un excellent concert.

Des tueurs… mais des tueurs très sympathiques.

Architects, Mainstage 2 – 19 h 45/20 h 45

Place ensuite à Architects. Le style n’est pas forcément le plus évident pour tout le monde, mais la curiosité pousse à aller voir. En fin de compte, la surprise est très bonne. Le groupe délivre un concert puissant, moderne et parfaitement adapté au live. Les morceaux fonctionnent très bien sur scène et l’énergie est constante.

Une belle prestation, qui semble également avoir largement convaincu les fans présents, et une excellente découverte en live.

Bad Omens, Mainstage 2 – 21 h 55/23 h 10

Le grand rendez-vous attendu de cette soirée arrive enfin avec Bad Omens. Après l’annulation de la venue du groupe en 2024, l’attente était énorme. La déception avait été grande à l’époque, alors cette fois, les voir monter sur scène est forcément un immense soulagement.

Et le groupe ne déçoit pas.

Dès les premières secondes, tout est pensé : la scénographie, les lumières, l’histoire racontée au fil du concert. Le show est presque cinématographique.

Musicalement, c’est une réussite totale. La voix de Noah Sebastian est impressionnante, les musiciens sont irréprochables et l’ensemble dégage une vraie émotion.

Le côté mélancolique du groupe fonctionne particulièrement bien : cette capacité à transformer la souffrance et la dépression en quelque chose de beau est au cœur de leur musique.

Lorsque le chanteur demande au public si c’est la première fois qu’il voit Bad Omens, difficile de ne pas sourire en repensant à l’annulation de 2024.

Mais cette fois, ils sont bien là, et le résultat est magnifique. Un concert que l’on pourrait revoir encore et encore…

The Offspring, Mainstage 1 – 23 h 15/00 h 30

Pour clôturer officiellement les concerts des Mainstages, place à The Offspring. La fatigue commence forcément à se faire sentir après quatre jours intenses, mais les tubes s’enchaînent et l’ambiance reste au rendez-vous. La setlist fait plaisir, entre les grands classiques du groupe, les références à Ozzy et évidemment The Kids Aren’t Alright, toujours aussi efficace.

Malheureusement, la voix de Dexter Holland pose problème ce soir-là. On sent une réelle difficulté vocale, comme s’il était malade, et cela gâche malheureusement une partie du plaisir. Dommage, car avec une telle setlist, le potentiel pour un énorme moment était bien présent.

Mayhem, Temple – 23 h 15/00 h 30

Pour terminer pour de bon cette édition, direction Mayhem. Un choix qui s’avère payant : le groupe offre un concert intense et marquant, une manière parfaite de prolonger encore un peu cette dernière nuit de festival.

Une dernière dose de noirceur avant de refermer cette parenthèse Hellfest 2026.

Le mot de la fin

Pas de feu d’artifice cette année en raison des restrictions liées aux conditions météorologiques, mais le Hellfest avait tout de même prévu un dernier moment symbolique. Le film final dévoile les nouveautés attendues pour les prochaines éditions, notamment l’arrivée de nouvelles scènes, avant un bel hommage simple à Romain, de l’Atelier du Grand Chic.

Une conclusion à l’image de cette édition : humaine, passionnée et pleine de souvenirs.

Quatre jours de chaleur, de musique, de découvertes et de moments inoubliables. Vivement l’année prochaine.

Toute l’équipe remercie à nouveau, chaleureusement, le Hellfest pour le festival, l’accueil et la confiance renouvelée !

Toutes les magnifiques photos que vous voyez sont signées Corentin Charbonnier, merci à lui !