Venom
Into Oblivion
Genre heavy metal
Pays Royaume-Uni
Label Noise/BMG
Date de sortie 01/05/2026

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Le cultissime groupe de Newcastle sort son seizième album, et le moins que l’on puisse constater, c’est que cette nouvelle offrande ravira les fans de la première heure ainsi que les véritables metalheads.

Pas le temps de respirer que déboule Into Oblivion, un titre qui porte parfaitement son nom. Tout y est : la marque de fabrique du trio légendaire, avec la voix reconnaissable entre mille de Cronos, un riff de guitare bien tranchant sur une rythmique bien enlevée. Après cette excellente mise en bouche, Lay Down Your Soul arrive ensuite sans crier gare, absolument jouissif, rapide et direct, un uppercut qui vous envoie une première fois au tapis. Puis Nevermore et un Man & Beast oppressant à souhait, qui prouvent encore une fois, s’il fallait le démontrer, que la horde infernale est maîtresse absolue dans l’art de pondre des brûlots efficaces à souhait.

Quant au bien nommé Death the Leveller et son riff proche d’un Motörhead sous ecstasy : c’est une véritable bastonnade en règle. On en veut encore !

Mention spéciale à As Above, So Below et son intro sombre qui n’est qu’un subterfuge pour nous attirer à toute vitesse dans les profondeurs obscures.

Kicked Outta Hell est un futur classique, à n’en point douter.

La formule fonctionne à merveille et on ne va certainement pas s’en plaindre, servie par une production qui tire le meilleur de cette immense groupe, actif depuis 1979, qui a traversé toutes les tempêtes, inébranlable et déterminé comme jamais. Dante, Rage et Cronos réussissent le pari de faire du nouveau tout en conservant leur identité unique. Le son est tout sauf propre, surproduit ou lisse, et des chansons comme Legend et Live Loud en sont la preuve bien vivante.

Un titre que j’affectionne particulièrement n’est autre que le fabuleux Metal Bloody Metal, qui peut résumer à lui seul toute la teneur de ce nouvel opus.

Et s’il reste encore des survivants après cette avalanche, Dogs of War, Deathwitch et le magnifique Unholy Mother vous porteront le coup fatal.

Vous l’aurez aisément compris, j’ai adoré du début à la fin, et rien ne me fera changer d’avis. Venom ne renaît pas de ses cendres, il n’était pas mort et enterré, il prouve tout simplement qu’il est toujours capable de nous offrir une réalisation solide, sincère, et de qualité. Une belle leçon de savoir-faire avec un artwork sublime.

Long live the king of black metal !