Madball
Not Your Kingdom
Genre hardcore
Pays États-Unis
Label Nuclear Blast
Date de sortie 24/07/2026

Site Internet

On démarre avec le premier titre, Tethered. Malgré les changements incessants de line up, on retrouve le Madball d’antan, incisif et percutant. Flammable ne déroge pas à la règle, avec son tempo bien rapide, droit à l’essentiel. Une très bonne mise en bouche, servie par une production claire, précise, et surtout pas trop moderne. Ce qui n’est pas pour me déplaire. Puis, un interlude, sans aucun intérêt, après seulement deux chansons, ça ne le fait absolument pas. Rebel Kids redémarre la machine, et là… ô surprise, ce titre sonne comme du Hazen Street (side project comprenant des membres de H2O, Cro-Mags et Madball), fortement mélodique dans l’approche, surtout au niveau du refrain. Pas mauvais en soi, le syndrome For the Cause, sans doute… mauvais choix… on passe.

Don’t MisStep déboule à toute vitesse, old school, sans concessions, il n’aurait pas dénoté sur les premiers enregistrements du band. Excellent.

What Say You garde l’esprit 80’s et fonctionne très bien.

Stab Wounds sonne typiquement « New York hardcore », il aurait pu figurer sur l’album Hard Core Lives, avec ses faux airs de Born Strong, pas novateur mais très plaisant à écouter.

Évidement, ils en remettent une grosse couche, avec, devinez quoi, un autre interlude, purée, mais quel gâchis…

Au lieu de relancer à toute berzingue, comme ils en sont capables, Life’s a Mural prend la direction inverse, un petit punk rock californien à la sauce de la Big Apple, on ne comprend pas où ils veulent en venir. Manque total de cohérence.

Après cet égarement très mal venu, Family First remet les pendules à l’heure et c’est très bien ainsi. Un titre que j’aime beaucoup, tout simplement parce qu’il fait le travail correctement.

Clockwork relève la barre aussi, suivi de Iwi et ses vingt-neuf secondes ultra speed.

The Ride et Chase the Dream clôturent cet album en dents de scie, qui manque parfois d’unité. La formule magique Hoya/Cricien a disparu, laissant la place à des compos disparates et qui, malheureusement, ne redoreront pas la réputation de Madball. Triste constat.

Loin d’être médiocre, ou même déplaisant, on est très loin de Set It Off ou de Demonstrating My Style de la grande époque. Un coup d’épée dans l’eau.

Les fans de la première heure, dont je fais partie, seront déçus, la jeune génération y trouvera son bonheur.