Le weekend des 11 et 12 juillet 2025 se tenait la 13e édition du Forest Fest avec une affiche typée black metal et quelques nuances tirant sur le death metal. Le festival organisé par La Horde Séquane est un festival en petit comité réunissant des passionnés venant majoritairement de Suisse romande et de France voisine. La première chose qui frappe en arrivant sur le site, c’est que l’on soit totalement à l’ombre des arbres et que, bien qu’il fasse une chaleur de bœuf au soleil, on était vraiment bien au frais. Même pour les peaux les plus sensibles il n’y a pas besoin de crème solaire (c’est pas commun mais qu’est-ce que c’est agréable).
Le premier concert a commencé à 14h20 et a donné l’occasion à Bedrängnis (« détresse » en allemand) de se produire pour la première fois en Suisse romande. Il s’agit d’un groupe de black metal originaire de Thurgovie. Ils ont joué pendant une petite demi-heure et ont ouvert les hostilités de fort belle manière jouant successivement Morgen 13, Fährnis, Mein Pflicht zu sterben et … danach Traum. Aussi réjouissants soient-ils, ces titres ont mis une ambiance assez particulière pour être le premier groupe à jouer. C’est un peu lourd, pesant et puissant en même temps. Le groupe est composé de deux membres, un guitariste chanteur et un batteur, une machine le mec, il est juste trop bon ! C’est de très bon augure pour la suite, autant du festival que de leur carrière !
Le groupe suivant fut Myrkvid, une formation bourguignonne qui propose un black metal beaucoup plus agressif qui change beaucoup de Bedrängnis. Ils ont délivré une prestation de qualité qui a ravi les fans. C’était très intense avec une setlist bien ficelée avec des vieux et des nouveaux morceaux. Un concert maîtrisé de bout en bout qui a su chauffer le public pour la suite ! Ils ont ouvert leur concert avec Nihilist suivi de Pear of Anguish. C’était un départ en trombe avant de poursuivre avec No Fuckin’ Compromises, Wish You Were Hell. Le concert a continué avec Wolfpack, To Our Roots et Four Spikes … and Die ! avec un final sur la magnifique Sadistic and Demonic, un titre plutôt lourd et lancinant qui reste bien en tête. Il y a une merveilleuse accélération à la fin du morceau qui envoie du monstre lourd ! Une fin qui rappelle l’ouverture canon du concert. Franchement excellent !
Une petite vingtaine de minutes plus tard, Miasmes a pris la scène avec une ouverture sur Prophétie suivie de Calvaire et Délivrance. Ils ont un style de black metal diablement efficace, avec une influence comme Marduk qui n’est pas pour me déplaire. Ils ont joué leurs morceaux à toute allure, pas de temps mort. Il avait beau faire chaud, le trio français en a rajouté une couche. Poursuivant leur concert avec Délivrance, Répulsion (qui n’a pas encore été enregistrée) et Destructeurs, ils ont jeté toutes leurs tripes dans ce show pour un rendu au top ! La fin de leur set s’est faite avec une jolie triplette : Agonie, Peste et Vermines. Ce fut à l’image du reste : une monstrueuse avalanche de notes qui donne une musique absurdement rapide et brutale. Du bon black supersonique qui déchire tout sur son passage.
Il était ensuite venu le temps pour les italiens de Infernal Angels de proposer leur black metal un poil plus lent que Miasmes. Ils ont joué bien 45 minutes enchaînant leurs titres : A Gateway to Purification, The Eternal Fire of Golachab, The Horizon Eats the Sun and Other Stars, In the Silence of Tehom, I Am the Thoughtless Light, Fire As Breath, The Flame Burns Brighter in the Darkness et Beleth : Lord of Chaos and Spirals. Les musiciens sont tous bons (surtout le batteur) mais je trouve que leur musique manque d’impact sur scène, que le chanteur n’arrive pas à embarquer le public. C’est dommage car ils ont certains passages qui sont vachement pêchus, qui pourraient très bien marcher.
Dans un autre ton, Eggs of Gomorrh est venu de Genève pour présenter son black death metal surpuissant au public de Chevenez. Force est de constater qu’on est sur une mission accomplie avec brio ! Les titres suivants constituent la setlist du groupe : Deathinjekt, Disciples of Terror, Choasmatrix, Beyond Filth, Shrine of Disgust, Heretic Deathscapes, Haterape Oblivion, Impotent Rebirth, Wombspreader, Eggomorph et Leperverted. Le trio genevois a la particularité d’avoir trois chanteurs. Le batteur chante en même temps qu’il joue et ça c’est quelque chose de rare. Trois musiciens talentueux avec de super compos, que demande le peuple (à part une binouze pour clôturer le show avec des bulles).
Il est ensuite venu l’heure de retrouver du pur black metal avec Ars Veneficium. La première surprise fut de revoir le batteur d’Infernal Angels prendre place derrière les fûts. Le concert s’est ouvert sur deux titres du dernier album du groupe Into the Void et My Tomb Under the Stars. Quelle merveille ! C’est beau, puissant et mélodique, tout ce qu’on attend d’un bon groupe de black metal avec un petit soupçon de je ne sais trop quoi de fabuleux en plus. Ils ont ensuite proposé trois titres plus anciens avec Thy Will, My Hands, In the Fires of Eternity et De Luiaard Heerst qui n’ont rien à envier aux nouveaux (bien que sur CD on puisse sentir que le groupe a un son qui devient bien meilleur avec les passages en studio). Ils ont conclu leur set avec des titres plus récents comme Eye to Eye with the Devil et Pale Image of I. Ils ont même eu le temps pour un rappel avec la superbe A Thousand Weeping Angels. Que de bons riffs et mon dieu que c’était bon !!! Un groupe vraiment génial qui a fait passer son set de 45 minutes en un claquement de doigts.
Pour la fin de soirée, les portugais de Irae se sont présentés sur les planches le couteau entre les dents prêts à en découdre avec leur black metal agressif et plein de fougue ! Ils ont joué plein de titres issus de différents albums/EP/splits tel que noté sur la setlist : Curse of Lael, A Blaze in the Mist, Ratazanas, Porco de Satanás, Dangerovz Magick 2, Da Brandoa con odio, Vinho de Góllgota, A un Passo do Fin, Order of the Back Goat et Numa Noite de Trevas e Alcool. Le groupe a littéralement tout déchiré sur scène. Je ne les connaissais pas du tout, mais ils m’ont fait une forte impression avec de jolis riffs couronnés d’un chant typiquement black metal qui fait mal à la gorge rien qu’à l’entendre. Une magnifique découverte qui va tourner un moment dans les playlists de l’été. Une vraie prestation de patrons qui laisse finalement le champ libre à Sabathan pour clore la journée du vendredi.
Sabathan est le nouveau groupe de Lord Sabathan avec lequel il reprend des chansons de l’époque pendant laquelle il était dans Enthroned. Le concert a commencé avec The Ultimate Horde Fight un titre puissant qui donne la patate à la foule qui d’un coup s’est mise à pogoter comme du n’importe quoi. Lord Sabathan a toujours son joli dead scream qui perce les tympans et fend les âmes des spectateurs. Le groupe continue en enchaînant des morceaux des années 90 avec Sacred by Darkwinds, Ha-Shaitan, Rites of Darkness alternant entre des passages de pure violence et d’autres plus mélodieux. Cette musique a un côté parfois rituel, envoutant. Le concert se poursuit avec Bloodline, Evil Church, Radiance of Mordacity, At the Sound of a Millennium Black Bells, Genocide et Hertogenwald. C’est un enchaînement de grande qualité qui fut couronné d’un rappel. Le chanteur s’est avancé sur le devant de la scène une torche à la main et s’est amusé à cracher du feu. C’était fort joli à regarder mais se faire cracher de l’essence dessus, c’est pas terrible. Le groupe a ensuite joué ses classiques By Dark Glorious Thoughts et Walpurgis Night pour terminer la soirée. Ce sont deux titres justes monstrueux qui mettent un point final à une prestation magistrale ! Le public a demandé une petite dernière chanson pour la route mais malheureusement le couvre-feu en a décidé autrement. Un truc assez cool c’est qu’indépendamment de l’aspect diabolique et méchant de cette musique, Lord Sabathan et sa bande avaient tous l’air hyper contents d’être là et auraient vraiment bien aimé répondre favorablement à la demande du public.
La journée du vendredi s’est conclue de fort belle manière et l’organisation est à saluer pour, d’une part la qualité des groupes, et d’autre part l’efficacité du changement de scène qui n’a jamais trainé. La qualité du site et du son sont autant remarquables l’une que l’autre.
Une courte nuit plus tard, nous revoilà sur place vers les 11h pour enchaîner les concerts. Stormcrow commence à jouer à midi, donc nous avons eu le temps d’apprendre que le bar servait des cafés et même des croissants. On nous a dit qu’après notre départ, un couple s’est fiancé sur les copeaux du Forest Fest, des félicitations sont de rigueur. A 12 heures pétantes, le groupe italien s’empare de la scène et balance son black mélodique à la face d’un public un peu groggy de la veille.
Le groupe joue un set rempli de chansons de leur album Path to Ascension sorti l’année dernière. Il ouvre avec Astral Deconstruction et Dark Existence. Le ton est alors donné : puissante et mélodique, la musique du groupe donne envie de prendre les piolets sous le micro et de se lancer dans l’ascension des belles montagnes du Jura. La chanteuse est nouvelle dans le groupe et n’a enregistré aucun morceau avec mais, se les est tous appropriés pour donner une prestation franchement remarquable ! Le show a continué avec Vulgus Vult Decipi, Detached et Ascension des titres issus, eux aussi, de leur dernier disque. Ils se présentent comme faisant du Alpine Black Metal et je dois dire que des alpins qui viennent tout casser dans le Jura ça me parle bien, je trouve même cela un peu poétique. Les deux derniers morceaux figurant sur la setlist sont Face the Giant et Petit Dru, proposant une fin en apothéose ! Ils ont livré une prestation que, à mon goût, trop peu de monde a pu voir. Les musiciens sont juste excellents et les compos sont au top ! Un super groupe pour annoncer une journée de haute voltige !
On a à peine eu le temps de se prendre une petite boisson rafraîchissante que le groupe suivant prenait déjà place sur les planches. Wrang est venu tout droit des Pays-Bas pour se produire au Forest Fest. Ils ont ouvert avec plusieurs titres assez récents : Doodgeslagen onschuld, Haatspraak, Voor ons de Zee et Afgunst. Ces titres sont tous d’une puissance et d’une violence inouïes, quel kiff ! Durant la seconde moitié de leur concert, ils sont partis dans du plus ancien avec Propaganda der afvalligen, Domstad swart metael et Morbide Delerium pour un final en grande pompe. Ces morceaux ont beau être vieux, ils n’ont pourtant pas pris une ride et sonnent trop bien en live. Ils ont fait une superbe prestation et mention spéciale pour le chanteur qui avait un peu une tête de fou, il vivait clairement sa musique et faisait particulièrement bien le show.
Pour être 100% honnête avec vous, le groupe suivant Profanation ne nous avait pas convaincus lorsque nous avons écouté les groupes avant de venir au Forest Fest. De facto, nous avions planifié de prendre quelques photos lors des premiers titres et d’aller manger une petite saucisse d’Ajoie (locale et très bonne) mais le groupe originaire de Paris nous a conquis avec son death metal teinté de grindcore. Ils ont enchaîné des titres intenses et brutaux pendant bien quarante minutes. Ce n’est peut-être pas mon coup de cœur du festival, mais c’est le groupe qui m’a le plus fait changer d’avis à son égard. Une superbe surprise qui montre (s’il fallait le faire) que rien ne vaut le fait de voir un groupe performer sur scène avant de se faire un avis trop tranché.
Il était ensuite venu le temps de voir un groupe allemand de black/thrash nommé Eurynomos. La confusion avec le nom du célèbre guitariste disparu de Mayhem est vite faite mais leur musique n’a rien à voir. Le groupe a commencé avec son titre Eurynomos pendant lequel le chanteur est monté sur scène avec un drapeau à l’effigie du groupe et l’a fait flotter dans le ciel de Chevenez. Il avait l’air très heureux d’être là, c’est le côté thrash de leur musique qui veut ça. Ont ensuite été jouées Heraklion Axes et Druid Circle avant que le batteur nous propose un petit solo qui lui a permis de montrer en un instant toute l’étendue de son talent. Ils ont continué avec Coal, Sulphur, Saltpeter qui a introduit Titan God et Rebel Storm qui a fait de même pour Phlegrean Fields. Le concert s’est achevé sur Bat Flight, Eye of the Pantheon et Witchryder. Leur musique avait plus une influence thrash que black, ce qui a quelque peu détendu l’atmosphère. L’affiche du Forest était majoritairement composée de trucs sérieux et brutaux. Le fait d’avoir un groupe comme Eurynomos donne un moment juste cool, ou les neurones peuvent s’arrêter et où l’on peut juste se lâcher et se risquer à secouer un peu la tête.
Quelques minutes plus tard, le groupe international (formé en Nouvelle-Zélande) Barshasketh a fait preuve de toute l’étendue de son talent sur la scène du Forest Fest. Rien que leur première chanson Vacillation est un récital de tout ce qu’il y a de bon dans ce groupe. Alternant des blasts ravageurs et des passages plus mélancoliques, le groupe sait exactement comment prendre le public par les tripes et lui faire sentir toute la puissance de sa musique. Ils ont ensuite joué Ruin I et II. Le groupe est très fort pour créer une ambiance quelque peu mystique alors qu’il joue en plein jour et sans le moindre appareil, ni drapeau, ni corpsepaint, rien. Le batteur est originaire de Finlande et c’est juste un monstre ! Il a livré une performance de très belle facture derrière ses fûts. Le concert s’est poursuivi avec Radiant Aperture, Ophidian Henosis III, Nitimur in Vetitum et Ophidian Henoins VII. Ils ont joué du vieux et des morceaux de leur dernier opus sorti en janvier 2025. Le groupe a conclu sa prestation avec Charnel Quietism et Exultation of Ceaseless Defiance. Nous attendions particulièrement de voir ce groupe et quelle fut notre satisfaction une fois la performance achevée. Le seul regret c’est qu’elle soit passée trop vite. C’était juste le pied !
Le groupe suivant était Unpure de nouveau du black thrash originaire de Suède. Je ne connaissais pas spécialement et je n’ai pas eu la chance de choper une setlist à la fin du concert. Je ne saurai malheureusement pas détailler les titres mais ce que je peux dire c’est que le groupe avait une super énergie et que leur musique a su toucher le public de la Cabane forestière. C’était un moment de pure folie. Le public était bien chaud à ce moment-là, le festival ne s’arrêtait pas de voir des gens entrer sur le site (ceux qui voulaient surtout voir les têtes d’affiche). Cela restait tout à fait agréable pour tout le monde… un festival bien plein mais pas trop plein. Leur set est lui aussi très vite passé, ils n’ont pas pris la moindre seconde pour blablater, il n’y avait pas de temps pour ces bêtises.
Ensuite, les Grecs de Thy Darkened Shade ont pris possession des lieux. Vous vous souvenez que je vous ai parlé d’une envie de saucisse ? Il était vraiment l’heure de l’assouvir surtout que la musique du groupe ne nous a pas touchés. Il y avait une touche un peu dépressive dans leur musique qui, loin d’être mauvaise ne nous a juste pas trop plu. Cependant au vu de l’acclamation que le groupe a reçue à la fin de leur prestation, le groupe a fait vibrer Chevenez.
A la place du 20h de TF1 je préfère voir Demonical qui propose un death mélodique qui ne me laisse aucun doute sur leur origine suédoise. Le groupe a ouvert avec Wrathspawn, Towards Greater Gods et la supersonique We Conquer the Throne. Les gars sont chauds, ils ont une monstre pêche. Ça bouge un max, sur scène comme dans le public. Death Metal Darkness et Aeons of Death ont ensuite été jouées. La deuxième citée est vraiment plus lente que les autres et montre que le groupe sait tout faire. Ils ont ensuite enchaîné Unfold thy Darkness et By Hatred Bound suivi de Fallen Mountain et World Serpent. Avant de quitter les lieux, le groupe a proposé Sun Blackened et Välkommen Undergång que le groupe a fait suivre de Wolverine Blues, une reprise d’Entombed, et Somebody Put Something in my Drink, un titre qui file la patate repris au légendaire Children of Bodom. Au milieu de tout ce black metal, ça fait du bien d’avoir du death mélodique qui donne la banane. Le groupe a tout donné sur scène et a reçu une ovation que je dirais à la hauteur du talent de Demonical.
A la suite de cet intermède death metallique, Helleruin est venu remettre le black metal à l’honneur. Officiellement, le groupe n’est composé que de Carchost qui est accompagné en live par les membres de Wrang car tous deux sont originaires des Pays-Bas. Le groupe a ouvert avec l’intro All Shades of Ferocity puis a enchaîné avec Devils, Death and Dark Arts qui a donné le ton. C’est du black metal un peu bargeot qui part dans tous les sens avec un chanteur qui ne tient pas en place. Les riffs sont bons les compos bien agressives, c’est franchement un monstre bon truc ! Le groupe a poursuivi avec None of Us, Invincible et Reapers of the Whirl I, que des bons morceaux qui ne font qu’accentuer la brutalité de ce concert. Le groupe était composé de membres de Wrang et au moment de jouer Riddles in Devil’s Tongue, le chanteur est venu pour proposer un duo juste mortel ! C’était quelque chose de plutôt inattendu et de particulièrement apprécié ! Il est ensuite parti et le groupe a continué avec No Light Shines Through et The Flame Still Burns With Me avant de finir avec Faces of War. Cette prestation est ce qu’on appelle communément une réussite. Le groupe est parti comme il est venu, sans dire un mot mais en ayant quand même tout dit, c’est fort !
Il était désormais l’heure de conclure ce festival avec la tête d’affiche, j’ai nommé Archgoat. Avec leur black death metal tout droit sorti des enfers, ils ont enflammé le Forest Fest et ont absolument tout démoli dès la première chanson Heavens Ablaze. La première chose qui choque, c’est que la voix du chanteur bassiste est d’une gravité inouïe ! J’ai rarement entendu une voix pareille. Le trio finlandais a continué avec Lord of the Void. Si la qualité du son parfois discutable des CDs d’Archgoat peut en rebuter plus d’un, leur son en live est juste parfait. C’est puissant et ultra grave, brutal à souhait. Ils ont joué une setlist relativement équilibrée entre vieux et nouveaux morceaux. Ils ont fait Jesus Christ Father of Lies, The Apocalytic Triumphator, Goat and the Moon, Messiah of Pigs, Darkness has Returned. Pendant l’une de ces chansons, le chanteur s’est fait offrir une clope par un membre du public et le mec a continué à chanter comme si de rien était tout en jouant de la basse en même temps. C’était pour le moins surprenant. On sent que les mecs ont de la bouteille, ils enchaînent les titres avec une grande efficacité, continuant avec Rise of the Black Moon, Goddess of the Abyss of Graves, Nuns, Cunt & Darkness, Hammer of Satan et Grand Lucipherian Theophany pour ce qui devait être la dernière chanson du festival mais, sous la pression du public, le groupe est revenu sur scène pour ce qui fut un final d’exception avec Black Messiah, un titre supersonique qui a ravi le public du Forest Fest qui était vraiment bouillant pendant ce concert. Archgoat n’a pas une musique qu’on pourrait qualifier ni de complexe, ni de très variée mais qu’est-ce que c’est bon ! Un concert absolument magistral qui conclut la douzième édition du Forest Fest d’une fort belle manière.
Nous tenons à saluer l’organisation et les bénévoles qui ont œuvré pour que le festival puisse avoir lieu dans de bonnes conditions, car tout s’est déroulé à la perfection autant dans les changements de scène que dans le roulement des gens devant le bar ou au grill. Le cadre est juste somptueux et je ne l’avais pas encore dit, mais plusieurs groupes qui ont joué le vendredi sont restés pour profiter de la journée du samedi et la plupart nous ont dit beaucoup aimer ce genre de festival dans une forêt, que c’est pas quelque chose de très fréquent mais que c’est juste génial. Je dirais que le public était au moins aussi content que les artistes de cette édition et que la météo était, elle aussi, en faveur du festival chose qui n’est pas garantie chaque année (selon des habitués). Pour finir, un grand bravo à La Horde Séquane et merci pour ce week-end de folie ! On espère vous revoir l’année prochaine !

