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Ah, ça fait un bien fou de retrouver ce fantastique side project comprenant des membres de Municipal Waste, Cannabis Corpse ou No Friends… pour n’en citer que quelques-uns. Iron Reagan est de retour et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe n’y va pas par quatre chemins.
Le premier boulet de canon est lancé : Demonetization vous explose en moins de temps qu’il ne faut pour s’en rendre compte. Court, net et d’une précision chirurgicale, son riff ultra 80’s est absolument redoutable, offrant un mélange de hardcore punk et de thrash metal extrêmement bien dosé. Jouissif.
God Don’t Like It et sa rythmique nous invitent à faire un creepy crawl, imparable et tellement bon. La horde de Tony Foresta, vocaliste de son état, s’en donne à cœur joie et ça se ressent. C’est rafraîchissant comme un cocktail que l’on sirote sur une plage, et ça le fait.
Et je ne vous parle même pas du monstrueux Make It Ugly, qui vous donne des ailes, et dont la mosh part joue son rôle à la perfection. C’est digne du meilleur de la vague crossover du milieu des années 80, du nouveau à l’ancienne.
On s’accroche à ce qu’on peut pour le brûlot suivant, bien speedé comme il se doit, un refrain ultra sing-a-long que l’on pourra scander en concert, à gorge déployée : Hood Ornament, je t’adore avec ta minute trente au compteur.
Arrive ensuite le dantesque, Parts Unknown, qui vous convaincra une bonne fois pour toutes, si vous doutiez encore, qu’Iron Reagan est revenu par la très grande porte.
Le dernier titre, Turning Green, nous assène le coup de grâce et résume à lui seul la combinaison gagnante qui fait tout le charme du band. Ça va droit au but sans tergiverser pendant des siècles, avec une force indéniable.
La production est un bel hommage aux groupes cultes de cette époque bénie des seigneurs du mosh pit, brute et sans fioritures. La pochette est, elle aussi, irréprochable et si particulière. Elle rend le contenu encore plus envoûtant. Chapeau bas.
En six chansons pour une durée de dix minutes, on est comblé, ému, nostalgique.
Je terminerai par cette phrase de Ian MacKaye (Minor Threat) : « je sais exactement ce que je veux dire en trente-deux secondes », la tradition perdurera tant qu’il y aura des musiciens aussi passionnés qui continueront à entretenir la flamme old school.




