Ditheist
Comic Liar
Genre death metal
Pays Etats-Unis
Label autoproduction
Date de sortie 06/06/2026

Site Internet

Actif depuis 2006 du côté de Chicago, Ditheist reviennent après une décennie dans le vide avec Cosmic Liar, un nouvel album autoproduit qui paraîtra le 6 juin 2026. Au programme : un death metal brutal, direct et sans fioritures, clairement taillé pour les amateurs de Deicide, Vader et Morbid Angel.

Avant même d’appuyer sur play, impossible de ne pas s’attarder sur la superbe pochette signée par l’artiste roumain Tatomir Pitariu. Personnellement, j’ai eu un véritable coup de cœur pour son travail. L’atmosphère qui se dégage de ses œuvres est aussi malsaine que fascinante, et je dois bien avouer que plusieurs de ses tableaux trouveraient parfaitement leur place dans mon appartement.

Musicalement, Cosmic Liar dépasse à peine les trente minutes, ce qui pourra laisser certains auditeurs sur leur faim. Mais Ditheist va droit au but et ne s’embarrasse d’aucun remplissage.

Le morceau-titre ouvre les hostilités avec un death metal brut et agressif, agrémenté de quelques touches mélodiques qui posent efficacement le décor. Dès les premiers titres, les riffs tranchants et la batterie martelée évoquent immédiatement les grandes heures du death metal old school.

C’est toutefois avec Nyarlathotep que l’album prend une nouvelle dimension. Introduit par une flûte et une ambiance plus travaillée, le morceau développe ensuite une mélodie de guitare qui pourra rappeler certaines fulgurances de Slayer. Plus long et plus ambitieux, il se distingue notamment par un contretemps particulièrement inspiré en son milieu. Pour moi, il s’agit clairement du morceau le plus marquant de l’album.

La suite reste très efficace, même si les morceaux suivants n’atteignent pas tout à fait l’impact de Nyarlathotep, qui a tendance à éclipser le reste tant il se montre inspiré. Cela n’empêche absolument pas Covenant Ov Torture de figurer parmi les titres les plus réussis du disque, avec ce côté char d’assaut qui donne irrésistiblement envie de secouer la tête. La dernière piste, Singularity, conclut l’album d’une fort belle manière, avec un tempo lourd et efficace qui évoque par moments des groupes comme Benediction pour ne cité qu’eux.

Au final, Cosmic Liar est une excellente livraison de death metal old school : brutal, précis et terriblement efficace. On regrettera uniquement sa durée relativement courte, tant l’ensemble se montre solide du début à la fin.

Clip de Nyarlathotep ici !