D-A-D & The 69 Eyes
Live Music Hall, Cologne (DE)
Date 13 novembre 2025
Chroniqueur Frédéric de Biolley
Photographe Paul Collin
https://www.livemusichall.de/

Deux têtes d’affiche pour le prix d’une ! C’est un peu ce qui se produit actuellement en Europe, puisque les groupes scandinaves D-A-D et The 69 Eyes se partagent la même affiche sur plusieurs dates. Ce 13 novembre, c’est à Cologne qu’elle s’est arrêtée. Et ce sont les Finlandais de The 69 Eyes qui ont ouvert les hostilités avec Devils, issu de l’album du même titre sorti en 2012. Le groupe n’a plus quitté ses contrées depuis très longtemps et Jyrki 69, le leader et chanteur charismatique de la formation, s’est d’ailleurs amusé à rappeler qu’il n’avait plus foulé ces planches depuis plus de quinze ans déjà. « À l’époque, j’avais encore les cheveux au-dessus de mes épaules », a-t-il déclaré.

Le groupe s’est évertué à interpréter les morceaux les plus emblématiques de sa longue carrière puisque le dernier album en date, Death of Darkness, sorti il y a déjà deux ans, n’aura été représenté que par deux morceaux. Les 75 minutes de concert auront été occupées par une succession de hits que sont Drive, Gothic Girl ou Lost Boys.

Présent au festival Alcatraz de Courtrai cet été, D-A-D s’est érigé en véritable tête d’affiche du concert en s’affichant sur scène derrière un grand drapeau à l’effigie du pseudonyme Disneyland After Dark, faisant ainsi fi des menaces judiciaires que le groupe à la souris aux grandes oreilles a proférées à l’encontre du groupe de hard rock danois qui utilisait son nom. Le public a particulièrement bien réagi aux sons de Jihad ou aux riffs de Girl Nation. Les frères Binzer, aux guitares, sont parvenus à enflammer une salle du Live Music Hall de Cologne incandescente grâce à l’interprétation de titres aussi incontournables que Rim of Hell, Grow or Pay ou Bad Craziness. On ne pourra passer sous silence la prestation du bassiste Stig Pedersen, vêtu de vêtements et de cuissardes aux couleurs argentées, qui se sera démené comme un diable sur scène avec ses basses à deux cordes tantôt à l’effigie de la croix de Lorraine, d’un missile ou même d’un chevalet de guitare. D-A-D aura revisité l’ensemble de son répertoire avec beaucoup d’autodérision en s’exprimant même en allemand devant un auditoire qui n’en demandait pas tant.