En ce vendredi 20 mars, le temps est plutôt doux, les gens sont de bonne humeur, voyant le week-end approcher, et la bière coule à flots. En somme, tous les voyants sont au vert pour que la soirée soit chouette. À 19 h 15, The Great Alone se prépare à monter sur scène. Un peu de fumée… non, plutôt beaucoup de fumée et c’est parti ! Le quatuor valaisan se produisait pour la première fois à la maison. C’était une première pour moi aussi, mais je peux certifier que l’air pur du Valais leur va à ravir. Avec une fusion entre du rock mélodique et du metal moderne, ils savent faire vaciller le public entre mille émotions (je sais qu’il y en a six de base, c’est juste que ça sonne moins bien). Ils ont fait une dizaine de chansons parmi lesquelles Cell, Blinded (une ballade émotionnelle envoûtante) et la dernière, Cross the Line un morceau plein de fougue et qui a donné la patate à tout le monde.
Après un petit temps pour mettre en place la scène, Aephanemer a pris possession des lieux et d’un public d’ores et déjà conquis. Un petit sample d’Echo d’un monde perdu et ils ont enchaîné avec Le cimetière marin, première chanson de leur dernier album, Utopie. C’est le feu, la salle est bien pleine, les gens sont au taquet ! Pour leur deuxième passage au Manoir Pub, Aephanemer est accueilli comme il se doit ! Ils ont poursuivi avec Le Radeau de la Méduse, devenu un incontournable du groupe depuis la sortie de A Dream of Wilderness. Après ces quelques titres, j’étais déjà heureux de ma soirée. Cette équipe de Toulouse est définitivement trop forte ! Le mieux dans l’histoire, c’est que ça ne faisait que de commencer. Ils ont enchaîné avec The Call of the Wild, La règle du jeu et The Sovereign, la première chanson que j’aie entendu d’eux. Elle est puissante, rythmée et mélodique. J’étais aux anges. Ils ont poursuivi avec Antigone, Roots and Leaves, Contrepoint, Path of the Wolf et Back Again. Le tout avant une fin incroyable avec Utopie I et Utopie II jouées sans transition. La claque ! La fin est un peu saccadée, comme si le groupe aimait jouer à faire peur au public, feignant une fin abrupte. Une fois achevée, ils ont proposé de jouer un ultime titre pour mettre fin à ce qui était déjà une ode au melodic death metal. Pour un final, quoi de mieux que Bloodline ? Un titre puissant et mélodique à souhait.
La setlist est, à mon avis, très bien équilibrée entre anciens morceaux incontournables et nouveaux futurs incontournables (à moins qu’ils ne le soient déjà). Quand ils sont sur scène, les quatre musiciens montrent un visage très sérieux et professionnel et, en même temps, des sourires un peu de gamins. Ça se voit qu’ils kiffent ce qu’ils font et ça… ça se ressent à fond. Ils transmettent des ondes ultra-positives qui influencent énormément l’ambiance dans la salle. Je ne saurais dire si c’est le public qui les a galvanisés ou l’inverse mais, dans tous les cas, tout le monde était chaud bouillant.
Tout au long de la soirée, le groupe a rendu le public fou ! Il y a eu des pogos, des gens qui ont sauté partout et des clapping à s’en faire mal aux mains. C’était une véritable communion entre l’artiste et son public. Parce qu’en plus de tout déchirer niveau musical, ils savent occuper la scène. Franchement, c’était une soirée mortelle. Pour couronner le tout, le groupe s’est présenté au stand de merch après le concert pour signer les CDs/vinyls et faire des photos avec les fans. La grande classe, et le tout avec une monstrueuse banane. Si je le pouvais, j’y retournerais dès demain !


