Salut les gars ! Comment allez-vous ? Laurent, de Metal Alliance, webzine metal francophone. Tout d’abord, merci de prendre du temps pour cette interview ! Si ça vous va, j’aimerais qu’on parle d’abord de l’histoire de Komodor avant de faire le focus sur Time & Space, votre deuxième album. Tout d’abord, est-ce que vous pouvez me dire comment est né Komodor ?
Goudzou : Ça a commencé en 2017. J’ai rejoint les gars à ce moment-là. Ils m’avaient demandé si j’étais chaud pour faire de la basse – je n’avais jamais joué de basse. Du coup, je suis arrivé à Douarnenez parce qu’en fait, on s’était rencontré avec leur ancien groupe. Moi, je faisais le son dans le bar où ils passaient. On a sympathisé comme ça, à la fin du concert et on est resté en contact après.
Ok ! À la base, tu jouais déjà d’un instrument ?
Goudzou : Oui, de la guitare.
Slyde : Et de fil en aiguille, on a commencé à monter un set, puis enregistré un premier EP et on a commencé à tourner. On s’est trouvé un label et c’était parti !
Et donc toi tu es originaire de Douarnenez ?
Slyde : Locronan plus exactement.
Et donc tu avais des potes sur Douarnenez ?
Slyde : Oui c’est ça parce que Locronan, c’est un petit village. Donc je prenais des cours de guitare à Douarnenez et j’ai rencontré d’autres musiciens là-bas. Et c’est comme ça que c’est parti.
Tu mentionnais le premier EP. Justement, j’avais une petite question là-dessus : vous avez eu une guest de folie sur votre premier EP, à savoir Elin Larson de Blue Pills. Est-ce que c’est dû au fait que Dorian Sorriaux, leur ancien guitariste était originaire de Douarnenez ? Comment c’est arrivé en fait ?
Slyde : J’étais à la crèche avec Dorian, puis à l’école et au collège. Plus au lycée parce qu’il était déjà parti avec Blue Pills et prenait des cours à distance. Je suis parti en tournée avec eux en tant que backliner l’été quand j’étais à la fac et donc je les ai tous rencontrés comme ça et du coup, je suis parti deux ans d’affilée avec Blue Pills. On est resté en contact après ça puis quand Zack (NDLR : Anderson – bassiste puis guitariste de Blue Pills) a monté son studio d’enregistrement en Suède, il fallait qu’il se rode un peu, donc il m’a dit : si un jour t’as un projet que tu veux enregistrer, viens en Suède. On avait fait quelques concerts dans le coin, on mettait nos cachets de côté, on s’est payé le voyage en Suède et l’utilisation du studio. Et Elin est venue, les autres sont passés aussi et ont fait quelques petits trucs. C’était carrément sympa !
Super sympa ! En fait moi je vous ai découvert avec votre EP qui était sorti sur votre premier label Soulseller (NL). Pour votre deuxième album, Time and Space, vous avez changé de label en passant chez un label français, Riptide Records. Comment ça s’est concrétisé ce changement de label ?
Goudzou : On a lancé des perches un peu partout et on a eu pas mal de réponses, positives comme négatives. On a essayé les gros labels pour voir ce que ça pourrait donner, mais ils n’ont pas voulu se projeter avec nous. En fait, Riptide Records veut rouvrir une antenne rock, car c’est un label rock à la base mais qui a tourné un petit peu dans l’électro. Même carrément dans l’électro. Et là ils souhaitent revenir à leur source rock ‘n roll parce qu’ils sont fans de ça. Du coup, ils ont voulu se projeter avec nous. C’est trop bien parce qu’on voit que c’est un label qui a la niaque, ils ont plein d’idées. Ils n’hésitent pas à mettre le budget pour faire évoluer le groupe, c’est ultra encourageant. Il y a un gros suivi derrière et on est très très très content.
Slyde : Dans le processus, c’est intéressant parce que Soulseller est un label un peu vitrine parce qu’ils ont plein de groupes dans le métal et ils avaient sorti des trucs seventies qui étaient très cool aussi. Mais en termes de suivi, c’était un peu compliqué. Déjà le fait de communiquer avec lui, parce qu’il gérait tout seul dans sa boîte, et, du coup, il gérait des groupes bien plus gros que nous. Donc je pense qu’on passait un petit peu après. Sur le plan communication, c’était cool d’avoir un label étranger pour le premier album mais là, maintenant, c’est vraiment top d’avoir une équipe de 5-6 personnes.
Goudzou : Ils ont une vraie stratégie aussi, comme développer le numérique dans les placements playlist.
Slyde : C’est très proactif, ils ont plein d’idées comme par exemple les showcases. Ils essayent de faire en sorte que l’album soit le plus visible possible. Il y a vraiment un suivi plus poussé et plus de moyens.
Goudzou : Oui, ils n’hésitent vraiment pas à mettre les moyens, ils ont confiance en nous et nous confiance en eux. Quand quelqu’un investit sur ton projet, ça te donne envie de tout donner !
J’ai regardé un petit peu ce que vous alliez faire en 2026, et j’ai vu que vous serez au Desert Fest à Londres. C’est une idée qui vient du label ou vous avez été approché d’une autre manière ?
Slyde : Ça, c’est notre tourneur qui a fait ça.
Goudzou : On avait déjà rencontré le programmateur du désert Fest au Freak Valley (DE). On lui en avait touché 2 mots, il nous connaissait déjà de nom et nous avait déjà vus en concert.
Slyde : Il jouait avec son groupe là-bas. On avait discuté comme ça et comme on a changé de tourneur en même temps que le label, c’est maintenant Jimmy de Mars Red Sky via 3C qui est notre tourneur à l’étranger. C’est grâce à lui le Desert Fest, pour Komodor et Moundrag, il a passé 2-3 coups de fil et ça s’est fait.
Le Desert Fest peut être une belle porte d’entrée pour vous pour l’Angleterre non ?
Goudzou : Oui, et puis potentiellement d’autres dates en Europe, puisque si ça le fait à Londres, on pourra peut-être jouer au Desert Fest à Berlin, Anvers ou encore Oslo. Si ça peut ouvrir des portes dans d’autres festivals de niche en Allemagne ou en Belgique, genre de nouveau le Freak Valley par exemple, ça serait super.
En plus en Allemagne où ils sont assez friands du son seventies.
Slyde : Carrément, ils ont plus les codes qu’en France, j’ai l’impression. Le public est même plus éclectique avec autant de jeunes que d’anciens alors qu’en France le public est peut-être un peu plus ancien, mais ça nous va !
Goudzou : L’Espagne aussi. En Espagne, ils redécouvrent le rock’n’roll, car ils ont vraiment été bridés rapport à la culture rock pendant un moment, du fait de leur histoire. Tout comme l’Allemagne de l’Est, où c’est assez récent aussi, par rapport à la chute du mur.
Après pour la France, il y a peut-être un côté différent aussi : on a eu les yéyés chez nous alors qu’en Angleterre, c’était déjà un peu plus revendicatif avec le rock, puis le punk. Finalement en France c’était peut-être un peu la belle vie, quelque part.
Slyde : Ouais c’était moins violent socialement parlant, je pense. Après quand on y pense, il y a beaucoup de gens qui apparentent certaines chansons aux yéyés alors que c’étaient des reprises de groupes anglais ou américains. C’était une autre culture, on va dire.
Depuis votre EP et vos deux albums, vous avez toujours chanté en anglais. Ça a vraiment été un choix de départ ?
Goudzou : Ouais, on ne s’est jamais posé la question de chanter en français pour l’instant. On a la volonté de s’exporter, de voyager et de voir du pays.
Slyde : C’est aussi ce qu’on écoute tout simplement : 98-99% de ce qu’on écoute est anglo-saxon, donc on ne s’est même pas posé la question.
On va rentrer un peu plus spécifiquement sur votre deuxième album, Time & Space qui est sorti le 30 janvier. Comment s’est passé le processus de création de ce deuxième album et est-ce que ça a été un petit peu différent par rapport à ce que vous aviez fait précédemment ?
Goudzou : Un petit peu, parce qu’on a tout composé tous les cinq et ça a été assez rapide. On a fait la plupart des morceaux en 3 mois, entre les tournées Komodrag & The Mounodor, vu qu’on avait un peu de temps. On avait vraiment envie de le faire et on s’est tout de suite donné un objectif niveau date.
Slyde : L’exercice était un peu différent parce qu’on partait d’une page blanche alors qu’avant on axait vraiment tout pour le live : on avait le temps de bosser les morceaux en live, et de les affiner ensuite pour l’enregistrement. Mais là, c’était vraiment une page blanche, on n’avait rien donc on a tout composé et c’était super intéressant. Et puis Meline, qui est arrivé après la composition du 1er album, a pu également prendre part aux compos.
Et comment s’est concrétisé le fait de partir de cette page blanche ?
Goudzou : On essayait de jouer le morceau en live tous les 5 et on enregistrait. Dès qu’on avait une idée, on enregistrait, parce qu’on a fait ça dans mon studio. Du coup, tout le matos était dispo, il n’y avait plus qu’à enregistrer et puis, après, on allait écouter. Dès qu’on avait une base de structure, on s’arrêtait et on composait les paroles directement et on essayait les voix. Et comme ça, on a pu voir ce qui pouvait marcher direct en live plutôt que de faire des trucs qui auraient été impossibles à retranscrire en live.
J’ai écouté Time & Space plusieurs fois et je tiens à vous dire que je le trouve vraiment très bon ! Il y a un truc que j’apprécie particulièrement et ça se retrouve sur cet album comme sur les anciens c’est l’importance que vous donnez au mix : on entend vraiment distinctement les différents instruments et ça c’est vraiment très chouette.
Slyde : C’est Goudzou ça !
Goudzou : Merci. Pour cet album, en plus, c’est la première fois que je faisais le mix de cette façon, comme à époque, en analogique. Donc l’ordi servait juste de magnéto pour balancer les pistes dans la vieille console qu’il y a au Bag Noz (NDLR : salle de concert à Saint-Thonan près de Brest), parce qu’il y a un studio au Bag Noz ! Du coup, j’avais 30 pistes et je me suis débrouillé avec ces 30 pistes. Des fois on était à six mains sur la console, l’ordi tournait. et si on se plantait, il fallait tout recommencer depuis le début. On lançait le multipistes dans la console, ça ressortait avec juste un gauche-droite puis réenregistrement dans l’ordi et on faisait tous les envois d’effets en live.
C’était chaud non ?
Goudzou : Quand c’est la première fois que tu fais ça, oui, c’est un peu chaud !
Slyde : C’est dans la démarche aussi, le côté live et analogique. Ce type de musique vient de là aussi et c’était bien de pouvoir le faire dans un studio avec des belles machines.
Et justement ce matériel analogique ça se trouve encore facilement ? Il y a des studios qui ont gardé précieusement ce type de matériel ?
Slyde : C’est onéreux, mais ça se trouve.
Goudzou : Il y a encore des studios qui tournent avec du matos analogique mais de moins en moins, parce que ça coûte cher en entretien et ça consomme beaucoup. À côté de ça, tu as le côté facile de l’ordi où tu peux revenir en arrière. Là quand tu te plantes, tu recommences et tu recommences tant que tu n’as pas le truc parfait.
Slyde : C’est plus de temps et d’énergie mais il y a un grain que tu as moins en numérique. Mais c’est aussi une question de process, et nous on aime bien ce process. Parce que, même si le côté tout numérique c’est vachement bien, et que, de toute façon, après, les pistes, elles repartent sur Spotify et tout – donc en numérique -, mais dans le process de création, avoir de l’analogique c’est super sympa comme démarche.
Goudzou : Il faut laisser la place à l’imperfection aussi, tu ne peux pas être parfait tout le temps.
Et c’est ça aussi qui donne un peu vie aussi aux morceaux, cette potentielle imperfection.
Goudzou : On essaye aussi de se démarquer.
Slyde : Aujourd’hui tout est très calibré, normé, compressé et nous on va à l’encontre de ça. On veut de la dynamique, de l’air et ce processus permet de le faire.
Goudzou : On ne veut pas sonner comme les autres.
Justement, c’est un peu une signature aussi non ?
Slyde : L’idée c’est de faire sonner comme on aime, comme les choses qu’on écoute. C’est peut-être pas le plus mainstream, ni le plus radiophonique mais on s’en fout parce que c’est ce qui nous plaît.
Goudzou : Quand tu écoutes les albums de l’époque, ils sont beaucoup mieux produits que ce qu’on entend aujourd’hui.
Slyde : Y’a un côté intemporel aussi je trouve dans ce genre de son. Les productions des années 80-90 sont ringardes alors qu’elles sont pourtant plus récentes. Mais elles sont plus compressées, alors qu’en comparaison la production d’un album des Who des années 70 par exemple reste intemporelle et sonne toujours très bien parce que c’est pas too much dans la dynamique, y a de l’air, et la qualité d’enregistrement est top. On n’a pas des infrabasses de l’espace.
Goudzou : Je n’ai jamais réussi à retranscrire une qualité semblable aux années 70 : déjà le matos était neuf donc là, après 50 ans, ce n’est plus pareil. La qualité du courant n’était pas la même non plus ; tout ça devait jouer sûrement.
Slyde : il y avait plein de facteurs, les musiciens bossaient aussi peut-être plus ? Il y avait clairement moins de divertissement que maintenant.
Dès la première écoute, il y a un morceau qui m’a marqué, c’est Once Upon A Time. Franchement il est excellent ce morceau, il est un petit peu différent par rapport à ce que vous aviez déjà fait auparavant avec un côté glam rock.
Slyde : On a toujours voulu faire un morceau qui dénote, comme par exemple Mamacita sur Nasty Habits, notre premier album. Là on voulait aussi faire un morceau dans un univers musical un peu différent et, effectivement, c’est celui qui dénote le plus dans l’album.
Goudzou : Quand on l’a composé on s’est dit : c’est bizarre, c’est pas nous, mais comme on ne s’était pas posé de limite du tout sur cet album-là, on s’en foutait d’avoir une ligne conductrice. Le morceau nous a plu et on kiffe de le jouer !
Slyde : C’est assez différent de ce qu’on a l’habitude de faire, qui est plus dans l’énergie. Il faut garder les rênes pour créer de l’espace, donner de l’air, de moments un peu plus calmes pour justement que ça pète après. On est fan de Bowie, notamment la période Ziggy Stardut et on est vraiment dans cette veine-là.
Goudzou : Quand on l’a composé, on écoutait beaucoup Bowie.
Slyde : Chez Bowie, il y a des trucs qui paraissent simples mais, en fait, c’est pas si simple, c’est audacieux et ça a vraiment une couleur sonore qui est très particulière. On voulait justement ramener ce côté glam rock British genre T.rex, Slade, ou Sweet. On voulait faire un melting pot et c’est ce morceau qui a émergé de tout ça.
Eh bien franchement il est carrément top ce morceau !
Slyde : Ah bah trop cool, merci.
Alors je n’ai pas encore tous les titres de l’album en tête, mais il y a des titres vraiment énergiques, et d’autres comme Once Upton A Time dont on vient de parler ou encore Burning Land qui suit ce morceau avec ce petit effet sympa sur la voix.
Slyde : Ouais, on voulait avoir un effet un peu à la Black Sabbath.
Goudzou : En fait, on a utilisé une cabine Leslie.
Slyde : Et c’était intéressant car, là encore, c’est un truc qu’on n’avait pas l’habitude de faire.
Goudzou : Tu vois, le morceau parle des incendies dans les monts d’Arrée en 2022, et c’est marrant parce que Moundrag a fait aussi un morceau sur le même sujet à la même période à peu près, Black Flames sur leur deuxième album.
Faut dire que ça a marqué !
Slyde : Ouais carrément.
Goudzou : Anecdote sympa : les chœurs pour le Burning Land ont été enregistrés dans l’église de Saint-Divy pour avoir la réverb qui va bien. On a eu droit de l’utiliser et ça c’était plutôt cool !
Carrément ! Y’a un autre morceau un peu à part, Fall Guy. Que pouvez-vous dire sur ce morceau ?
Slyde : On a tenté de mettre un peu de musique électronique, mais vraiment le côté électronique à l’ancienne.
Goudzou : On avait trouvé cette ligne de basse mais ça me faisait chier de la jouer et comme on a un synthé, eh bien, on l’a fait comme ça. On avait juste ce truc, cette boucle, et on a trouvé le reste après.
Slyde : Dans le le process de création, c’était vraiment tout nouveau parce que d’habitude, on part sur une base de guitare, et là, on a construit un morceau sur un sample qui tourne en rond, une boucle, et du coup, c’était un peu novateur pour nous. Ça apporte des contraintes aussi, notamment pour le live, mais c’est cool aussi, c’est une nouvelle manière de travailler.
Ça apporte aussi un peu plus de diversité.
Goudzou : Et de folie !
Slyde : On voulait aussi s’émanciper d’un truc purement standard qu’on a pu faire comme dans le premier album, mais qu’on adore aussi. On voulait essayer quelque chose d’autre, tu vois, tu rencontres des gens sur la route, plein de musiciens, et on a joué avec d’autres gars aussi, donc forcément, tu écoutes d’autres trucs et tu évolues et puis je pense que ton réseau d’influence aussi change, donc forcément, ça permet d’aborder de nouvelles choses.
Est-ce qu’on peut dire que vous vous êtes nourris de l’expérience Komodrag And The Mounodor ? Ou alors ce sont des influences de disques que vous aviez écoutés qui sont ressurgis au fur et à mesure ?
Goudzou : Les deux en fait, la rencontre avec les frangins (NDLR : Camille et Colin de Moundrag) nous a bien boosté aussi.
Slyde : Après on a composé différemment.
Goudzou : Ouais, parce que eux, ils sont deux et c’est un peu l’inverse de nous : on doit trouver de l’espace alors qu’eux, il faut qu’ils le comblent. Et en plus, ce sont de très très bons musiciens. Ils ont un parcours assez scolaire mine de rien, parce qu’ils ont fait des études de conservatoire d’un niveau élevé alors que nous c’est plus à la roots, un peu débrouille.
Slyde : On a appris beaucoup d’eux, ça a été une rencontre hyper enrichissante, même au-delà de Komodrag, que ce soit le côté humain, musical, et puis franchement je pense que ça nous a nourri pour notre album avec Komodor derrière, parce que je pense qu’avant, on avait cette optique qu’il faut que ça tarte tout le temps. Ça l’est toujours dans l’idée parce qu’on ne veut pas vraiment s’émanciper de ce qu’on sait faire mais, au-delà de ça, il y a un truc intéressant dans le sens où, maintenant, on se demande si on peut créer de l’air dans un morceau alors que je pense qu’il y a quelques années, on ne se posait même pas la question : il fallait juste que ça tarte !
Effectivement, j’ai eu l’occasion de vous voir plusieurs fois en tant que Komodrag And The Mounodor et c’est excellent, c’est un vrai kiff de vous voir tous sur scène.
Goudzou : Nous on prend un vrai pied aussi.
Ca se voit, je pense !
Goudzou : Ça fait un peu chier que ça s’arrête.
Slyde : Ouais mais ça va repartir. En fait, c’est un peu différent parce qu’au final, on est plus nombreux et chacun a son moment et en termes d’énergie, c’est beaucoup plus fort et constant parce que tu peux toujours compter sur quelqu’un. Il y a des moments où tu ne joues pas et tu regardes et, en fait, c’est un peu différent, tu n’as pas la même énergie dans le concert, même si tu donnes de toute ta personne, ça tourne beaucoup, il y a toujours un truc qui se passe dans le concert qui parait très court alors que le show est pas si court que ça. Le set passe quand même très vite, il y a tellement d’interactions à côté, il y a toujours quelque chose à regarder parce qu’on est nombreux aussi. Et on parlait de composition tout à l’heure, on a appris beaucoup d’eux (NDLR : Moundrag) sur le travail de composition avec le fait d’être nombreux, et de trouver sa place au moment intéressant.
Ça ne devait pas nécessairement être simple, déjà de travailler à cinq comme vous le faites puis travailler à sept.
Slyde : En fait, on a travaillé sous la pression dans le sens où on ’avait que quatre morceaux et il y avait l’échéance des Trans musicales 2021, six mois plus tard, donc il fallait avoir un set car un gros festival comme ça, il faut y aller. Au final, ça a été assez stimulant de composer dans le stress, avec une échéance qu’il ne fallait pas louper. Au final, c’était un vrai kiff et c’est ce concert qui a fait qu’on en est là maintenant.
Ok ! J’ai une question vestimentaire sinon : sur scène, on pourrait vous croire sortis directement des années 70. Comment vous faites pour trouver des fringues de ce style ?
Slyde : Il y a plein de fripes maintenant, tu sais.
Goudzou : Ouais et notre appli favorite c’est Vinted. On cherche dans les fringues de meufs.
Ah ouais ?
Goudzou : Bah ouais, comme à l’époque.
Slyde : Y’a plus de pattes d’eph pour les hommes mais ça existe toujours pour les femmes. Y’a pas de gros secrets, tu vois.
Ok ! Et la nouvelle tournée commence quand ?
Slyde : Ça commence officiellement le 18 février à la Bourboule par un fest qui s’appelle Larsenik Festival.
Goudzou : Et après ça sera Nantes, puis Brest au Vauban, et ensuite direct Niort, le lendemain de la date de Brest, et plein d’autres dates derrière. Mais vu qu’on joue le lendemain de notre date au Vauban, on fera un peu moins la fête, ouais un peu moins.
Slyde : Le Vauban c’est un peu mythique : y’a une ambiance spéciale, c’est très cool et en plus on est sold-out, on est super content, ça va faire une belle soirée.
En me renseignant pour préparer l’interview, j’ai lu un truc et je voulais avoir votre avis là-dessus. Vous allez faire la première partie de ZZTop ?
Slyde : Ouais, c’est un peu irréel en vrai, c’est cool.
Vous pouvez un peu partager les coulisses ? Comment ça s’est fait ?
Goudzou : En fait c’est notre tourneur qui a trouvé la date. Il nous a dit, première partie de ZZTop au festival du Poupet en Vendée, ça vous va ? Ben carrément !
Slyde : Ouais ça va être cool. En plus c’est marrant, parce que c’est un petit format entre guillemets parce que la seule autre date que ZZTop fait en France c’est l’Accord Hotel Arena donc un truc énorme. Et là c’est 4000-5 000 personnes, c’est pas si grand que ça on peut dire.
Goudzou : Et c’est dans un cadre verdoyant et la scène est trop chouette, genre c’est pas un chapiteau mais une énorme tente.
Slyde : C’est cool ça va être une belle date. En plus, forcément quand tu commences la gratte t’apprends La Grange et des trucs comme ça et je trouve ça assez marrant quelques années plus tard de jouer avec ces gars-là.
Et si on fait des prospectives, vous prévoyez de tourner à court-moyen terme en Europe, peut-être dans quelques pays ?
Slyde : Cette année ouais, on n’a pas annoncé de dates en France pour septembre/octobre car on est en train de finaliser les plannings mais on devrait partir une quinzaine de jours en Espagne en septembre et pareil pour l’Allemagne sur la période d’octobre. On attend que ça se valide maintenant.
C’est top ça ! Eh bien écoutez messieurs, merci encore pour cette interview, c’était vraiment super cool !
Goudzou & Slyde : Merci à toi !




