Hello, et merci pour cette nouvelle interview sur la prochaine édition du Dark Medieval Fest ! Première question : comment se porte l’asso Golden Stone Events depuis la dernière édition ?
Merci pour le soutien ! Eh bien, mieux que jamais, parce qu’enfin, on a réussi à faire une édition qui nous a mis dans le positif : on a fait du bénéfice. Ça nous a quelque peu soulagés et ça nous permet aussi d’appréhender cette nouvelle édition un peu plus sereinement. J’espère qu’on va réussir à concrétiser, mais au moins, 2025 nous a permis de rentrer dans nos frais et même de faire du bonus. C’était une très bonne nouvelle pour nous.
Déjà, félicitations pour ça ! Du coup, j’enchaîne sur la question suivante, au sujet du bilan de l’édition 2025 : quel a été le retour du public, des artistes, des artisans ?
De manière générale, on a toujours le même retour plutôt encourageant et sympathique. Après, il y a toujours deux, trois petites choses à améliorer, autant pour les groupes que pour le public. Donc ça, on y travaille chaque année, on essaie de progresser un peu plus. Cette année, on va beaucoup se focaliser sur le son qu’on va essayer de bien améliorer. On va avoir un peu plus de qualité, normalement ; en tout cas, on fait les investissements qu’il faut pour. Pour les groupes aussi, ça va être un peu plus facile à gérer en backstage. On avait quelques petits points à travailler ; trois fois rien, mais ça permet d’être un peu plus fluide et confortable pour tout le monde. Pour les artisans, on n’a pas grand-chose à signaler. Tout le monde est content. Généralement, des artisans reviennent d’année en année et avec le bouche à oreille, on a toujours de nouveaux candidats aussi qui se présentent. Sur le marché, on a, on va dire, 50 % d’anciens artisans et 50 % de nouveaux qui viennent. Donc, le bilan est plutôt positif sur tous les plans, avec quelques petites améliorations à chaque fois sur lesquelles on travaille pour être à chaque fois un peu meilleurs, tout simplement.
C’est effectivement ce que j’ai remarqué sur place, que les spectateurs avaient l’air d’être plutôt réceptifs. Ce que j’ai remarqué aussi, c’est qu’il y avait pas mal de nouveaux venus, des gens que je n’avais jamais vus à une précédente édition. Qu’est-ce qui a pu les inciter à venir alors que le fest n’était peut-être pas forcément leur style à la base ?
Je ne sais pas… Je sais qu’on a un bouche à oreille qui fonctionne bien. Ça ne se passe pas qu’au niveau des artisans ; je sais que de plus en plus, les gens parlent de nous… et a priori, ils en parlent en bien, donc c’est vrai que ça donne envie à des gens qui ne connaissent pas forcément, de venir. Je sais qu’on met souvent à l’honneur des groupes qui sont assez rares, pas forcément les plus grosses têtes d’affiche… mais ça permet justement de faire découvrir certains groupes ou en faire venir dans la région lyonnaise qui n’ont pas forcément l’habitude d’y jouer. Après, je sais que l’ambiance joue aussi beaucoup […] C’est un petit festival, donc ce n’est pas l’ambiance des gros fests, mais il y a une atmosphère assez chaleureuse où finalement, les gens en profitent pour chiller en même temps au marché. Une osmose se crée aussi avec les personnes de l’extérieur, pas forcément que les festivaliers. Je pense que c’est un tout qui fait que petit à petit, ça bouge.
Après, ce ne sont jamais des grosses évolutions. L’année dernière, on a dû gagner cinquante personnes par rapport à l’édition précédente. Ce n’est pas énorme, mais petit à petit, si on fait cinquante personnes de plus chaque année, j’avoue que ce n’est quand même pas mal. J’ai regardé aussi un peu les différentes ventes qu’on a sur les préventes actuelles : il y a beaucoup de noms que je ne connais pas, de personnes que je n’ai pas vues avant. J’ai vu aussi la progression depuis 2023, depuis qu’on est à Lamure-sur-Azergues : j’ai vu qu’il y a beaucoup de nouvelles personnes. En 2023 et 2024, il y a beaucoup de personnes, on va dire, à peu près similaires, et en 2025, effectivement, il y a eu beaucoup de nouvelles têtes. C’est plutôt encourageant pour nous et j’espère que ça va se reproduire, que la curiosité va s’attiser un peu à droite, à gauche et que ça donnera envie à des gens de venir ; pas forcément que de la région lyonnaise, aussi d’un peu au-delà, ça peut être sympathique.
Et puis plus de nouveaux venus chaque année, ça veut aussi dire plus de consos au bar.
Oui, c’est sûr que c’est le nerf de la guerre ! (rires) Il ne faut pas se mentir : les entrées, c’est quelque chose d’important, mais effectivement, un bar qui tourne bien, c’est quand même l’assurance d’une trésorerie un peu plus sereine.
Après ce bilan de l’édition 2025, parlons de l’édition en 2026 et de son affiche. L’année dernière, tu annonçais que ce serait probablement une affiche un peu plus européenne et on constate que c’est le cas : on a trois groupes français et quatre groupes étrangers. Pourrais-tu expliquer comment s’est construite cette affiche ?
Pour une grande partie, ce sont des groupes qui candidatent depuis déjà des années sur le festival et pour lesquels on essayait de trouver un créneau pour les faire jouer, pour que ça soit à peu près conjugué avec leur actualité et en même temps avec nos disponibilités, parce qu’on a une une liste d’attente assez importante. Une autre partie, comme Gernotshagen, ça fait partie des groupes que j’ai déjà en tête depuis un moment. Leur actualité fait que je me suis dit que c’était le bon moment. Darkenhöld, c’est le groupe qui était en tête d’affiche de la toute première édition en 2019, et la sortie du dernier album m’a mené à me dire que c’était le moment aussi de les faire revenir et que c’était sympa de leur rendre cet hommage. Quand ils avaient fait l’effort de venir en tête d’affiche d’un tout nouveau festival qui venait de naître, ils ne savaient pas où ils mettaient les pieds, c’est donc un juste retour des choses. Æxylium, ils demandent à venir depuis 2020 ; Frozen Shield, pareil. Odraedir, depuis pas mal de temps… Ils ont chacun une actualité assez récente de très bonne qualité. C’est aussi l’occasion de présenter des groupes qui, pour la plupart, viennent pour la première fois en France. Je me dis que c’est sympa de leur faire confiance, et eux aussi, ils nous font confiance. Ça permet d’avoir une affiche un peu originale et un peu plus variée que l’année dernière. C’est une affiche découverte pour beaucoup, mais qui comporte quand même quelques valeurs sûres. En tout cas, pour ma part, je suis assez content de l’affiche qu’on propose cette année, tout en restant dans un budget assez raisonnable. Après tout, ce n’est pas parce qu’on a été positif une année qu’on le sera forcément deux années de suite. On reste prudents sur le budget, même s’il a quand même augmenté. On arrive à rassembler un panel assez important de la scène pagan/folk et black européenne.
En parlant d’originalité, c’est quelque chose qui frappe en regardant l’affiche. Pour ma part, je ne connaissais aucun des groupes présents dessus, à part Darkenhöld. En comparaison avec l’affiche de 2025, qui, elle, était plutôt sombre, avec beaucoup de black metal, celle de cette année, sans vraiment être festive, penche plus du côté épique de la balance avec notamment Æxylium et Frozen Shield, qui sont des groupes de power folk un peu symphoniques, et Lugh, qui est très atypique dans le sens où il est un peu inclassable. En fait, ce sont presque des groupes de bandes originales de films ou pièces de théâtre ! Quel public peut être attiré par ce genre d’affiche ? Est-ce que ça ne risque pas de mettre un frein au public habituel qui est plutôt fan de metal extrême ?
Je ne suis pas sûr, parce que Frozen Shield, si tu écoutes vraiment bien, malgré effectivement quelques passages très cinématographiques, il y a quand même ce côté guerrier, « j’ai envie de faire bouger le public, j’ai envie que ça se rentre dedans. » C’est quelque chose qui manque un peu, justement, au Dark Medieval Fest. C’est un public quand même assez posé et certains me disent « Ça manque un petit peu d’action, ce serait bien que ça se rentre un petit peu dedans ! » C’est le genre de groupe qui peut attiser les braises. Après, Æxylium, c’est le groupe le plus folk du festival, il n’y a rien à redire là-dessus, mais il y a quand même un pendant extrême dans ce qu’il propose, malgré le violon, la flûte et le chant féminin. Un peu comme l’année dernière, où on avait Boisson Divine qui était le groupe folk du fest, cette année, on a misé sur Æxylium […] Avec Gernotshagen comme tête d’affiche, on reste sur du pagan/black assez sombre et guerrier et un peu contemplatif. Je pense que ce n’est pas un groupe très festif en soi. Après, oui, avec Odraedir, on est plutôt dans un aspect guerrier, mélodique, avec un petit penchant black, un petit penchant death… Là aussi, je pense que c’est quelque chose d’assez stimulant pour un public qui a envie de bouger. Et Lugh, oui, ça reste l’OVNI du festival, mais qui est en même temps totalement dans l’esprit de ce qu’on veut proposer. On aime bien les groupes qui racontent des histoires, et autant dire qu’ils en ont un petit paquet à nous raconter ! Ça va être sympa à découvrir.
En parlant des têtes d’affiche qui s’inscrivent dans du black/pagan un peu contemplatif, j’ai remarqué que ça revient d’année en année. Cela m’évoque un genre de tradition qui s’installe…
Peut-être pas une tradition, mais ça fait partie des goûts qu’on peut avoir au sein de l’association, moi en particulier. Le côté folk, festif et le côté black un peu plus sombre et contemplatif, ça fait partie de ce avec quoi j’ai grandi, étant donné que c’est le genre de musique que j’écoute depuis des années, donc quelque part, ce n’est pas étonnant qu’on les retrouve. C’est aussi forcément une question d’actualité et chacun de ces groupes a sorti quelque chose récemment, ce qui contribue aussi à faire en sorte que cette affiche soit construite comme ça. S’il y avait eu d’autres sorties avant, ça l’aurait peut-être remodelée… J’essaie à la fois de me faire plaisir, de faire plaisir au public et aussi de coller un minimum avec l’actualité ; ce n’est pas toujours évident de tout combiner, mais on essaie quand même de faire un mix pour aboutir à une affiche le plus cohérent possible. Après, une affiche dans ce style, c’est toujours un pari : est-ce que ça va plaire ? J’espère, mais on verra le 2 mai prochain ! (rires)
Je pense que ça vaut le coup de prendre des risques, d’autant que je parlais d’Æxylium, Odraedir et Frozen Shield qui penchent plus du côté folk, avec un aspect un peu power metal pour certains. Ce sont des genres qui sont très peu représentés dans la région, donc ça donne à ces groupes l’occasion de jouer à un endroit où ils n’ont pas trop l’occasion de venir.
C’est ça.
En plus, je le dis en tant que powerhead, ça fait un warm up pour Orden Ogan et Ensiferum en janvier 2027 !
Tout à fait ! (rires) À un moment, il faudra qu’on soit présents pour flyer pour la prochaine édition. C’est noté dans mon petit calendrier, ce genre de date, effectivement. Ces deux dernières années, il y a toujours eu à un moment une affiche un peu folk, black, mélodique et tout. Cette année, ça a l’air d’être parti pour Orden Ogan et Ensiferum. Il n’y a pas beaucoup d’affiches vraiment dédiées dans la région, donc il ne faut pas les louper. Et en général, c’est en début d’année… J’ai remarqué que ça fait trois ans qu’en janvier, c’est le moment où ça s’agite dans le pagan et le folk sur Lyon, avec le Heidenfest et le Paganfest (ndlr : le Paganfest étant un festival itinérant, Nathaniel fait ici référence à l’édition du 29 janvier 2025 à Lyon). Du coup, c’est l’occasion pour nous d’être présents et de représenter le festival.
J’ai une question par rapport aux musiciens : en plus de venir de l’étranger pour certains, on peut noter qu’ils sont nombreux, notamment dans Æxylium, qui compte plus de membres qu’Eluveitie. Ça doit impliquer un certain nombre d’exigences sur le plan technique ; comment l’asso les gère-t-elle ?
L’avantage avec ce genre de groupes, c’est que, même s’ils viennent en France pour la première fois, ils ont déjà pas mal bourlingué avant et ils sont équipés. C’est un peu technique, mais en gros, ils ont un rack sur lequel ils branchent tous leurs instruments et nous, on a juste à répercuter ce rack dans la sono. Quand ils ont des instruments un peu folk, ils ont tous leurs réglages, ils les rentrent tous au même endroit et ensuite, nous, on a juste un truc à brancher. De plus en plus de groupes sont équipés comme ça, donc c’est finalement quelque chose d’assez facile à gérer. Du coup, d’un point de vue technique, finalement, ce ne sont pas les groupes les plus nombreux qui sont les plus compliqués. Ce sont peut-être les groupes les plus old school qui sont les plus durs à gérer… Les groupes, on va dire, assez modernes, sont équipés, même pour les retours avec les in-ear, donc finalement, ça nous fait moins de travail. Pour eux, c’est c’est plus confortable et pour nous, c’est plus facile à gérer aussi, donc, c’est une bonne combinaison. C’est vrai que ça fait peur au début, mais finalement, rien de compliqué… Et puis, notre équipe revient chaque année, du coup, elle commence à être aguerrie aussi pour les changements de plateau. Cette année, on a aussi une recrue supplémentaire parmi les bénévoles qui a beaucoup d’expérience sur les plateaux. Normalement, ça devrait rouler tout seul, même si on n’est jamais à l’abri d’un problème technique… mais ce n’est pas le nombre qui crée les problèmes techniques. C’est juste une question de manque de bol, tout simplement.
Effectivement, je me souviens de Sangdragon en 2024 : ils étaient nombreux sur scène et ça a été bien géré. Je me dis tout de même que sonoriser des instruments folk, notamment un violon comme dans Sorcières ou Æxylium, ça doit représenter un petit challenge niveau son, pour ne pas qu’il se retrouve couvert par les autres…
Tout est question d’expérience et d’oreille, mais en général, on n’a pas eu trop de soucis à ce niveau. Le gros focus qu’on va faire, c’est sur la batterie, parce que c’est là où on a parfois des manques de précision au niveau du son. Mais jusqu’à présent, depuis qu’on est à Lamure, on n’a pas eu trop de soucis avec les instruments folk. Finalement, le son est tellement différent qu’on arrive facilement à le faire ressortir. Ce n’est pas comme Turisas, par exemple, à une époque, qui jouait avec un violon avec une disto au-dessus qui avait un son de guitare, où il fallait vraiment beaucoup de travail pour le faire ressortir. Là, avec un violon qui sonne comme un violon, l’avantage, c’est que le son est suffisamment différent pour qu’il se détache facilement. La flûte, j’espère que ça ressortira bien, parce que c’est vrai que c’est un instrument qui est forcément moins puissant, mais pareil, le son est assez différent, donc, je pense que ça devrait se gérer sans trop de problème. Puis on va prendre le temps de faire les choses bien, à la fois pour que le groupe soit confortable et pour que tout s’entende. Après, sur les festivals comme celui-ci, où les changements de plateau sont assez rapides, il y aura peut-être quelques petits réglages à faire sur le premier morceau, mais je ne fais pas trop de souci.
Parlons un peu des stands de merchandising : qui va-t-on retrouver cette année ?
Tout d’abord, il y a les fidèles Adipocere qui sont de nouveau au rendez-vous. Cette année, on a Hypogea Invictus qui va venir proposer sa distro et qui nous soutient aussi depuis depuis le début de notre promo. Ils couvrent pas mal de festivals où ils font la promo du Dark Medieval Fest, et on les en remercie. Ce sont de nouveaux partenaires et j’espère qu’ils trouveront leur compte en venant chez nous. En plus, ça nous permet aussi de toucher un public un peu plus lointain. Dernièrement, ils étaient au Battle in the Nord ; du coup, apparemment, il y a pas mal de gens du côté de la Belgique ou de la Hollande qui ont tiqué sur l’affiche du Dark Medieval Fest… donc est-ce qu’on va avoir des Belges et des Hollandais ? Je ne sais pas, mais ça fait toujours un peu plus de visibilité. On essaie chaque année de trouver une nouvelle distro à soutenir et un nouveau partenaire pour faire en sorte que chacun y trouve son compte et nous aider aussi à faire parler de nous en France et au-delà. Cette année, on va se contenter de deux : Adipocere et Hypogea Invictus. C’est déjà très bien ; étant donné qu’il y aura aussi tout le merch des groupes, ça va faire pas mal de stands.
Effectivement, j’ai remarqué qu’Hypogea Invictus, on les croise un peu partout ! C’est une bonne chose, ça montre qu’il existe une solidarité entre petits assos et labels qui fait plaisir à voir.
On a tous besoin de visibilité, donc ça marche dans les deux sens. C’est plutôt sympa.
Au niveau du marché, qui revient ? Et qui sont les nouveaux venus ?
Il y a pas mal de changements sur le marché. Déjà, le gros changement que certains vont noter, c’est que ce n’est plus Le Ventre Plein, le food truck qui était là depuis 2023, qui revient, parce qu’il est de mariage ce jour-là. Il sera remplacé par un autre food truck qui s’appelle Roman Grill, qui est aussi très rock’n’roll avec tout ce qu’il faut comme bons petits plats à base de poulet, de pulled pork ou de bœuf… on reste sur un food truck axé sur la barbaque. Normalement, on ne devrait pas perdre en qualité ! Il y aura aussi, pour la nourriture, toujours le stand de langós hongrois, des beignets sucrés ou salés. Eux, ils ont toujours un petit succès chaque année, c’est pour ça qu’ils reviennent. On aura aussi un stand axé sur des produits du terroir, entre autres des fromages, des petites terrines, etc. Ils proposent aussi de faire des petites planches apéro à partir d’une découpe sur place. Nous, on gère toujours la partie sandwich au niveau du bar.
Après, au niveau des animations, cette année, on a voulu profiter du changement de food truck pour faire tourner les assos et proposer d’autres choses. Cette année, le spectacle de feu sera assuré par l’association Draconyr, qui vient du village à côté, Saint-Nizier d’Azergues. Cette année, ce n’est pas Les Pérégrins d’Ycelieu qui feront le campement, mais des Vikings. On aura aussi un forgeron qui fera de la démonstration de forge toute la journée et que beaucoup connaissent déjà, puisqu’il s’agit tout simplement d’Adrien Desmonceaux, le bassiste d’Hysteria, qui est aussi forgeron à ses heures. On aura aussi un stand de maquillage pour petits et grands. On aura toujours de l’escrime médiévale, bien évidemment, aussi de l’initiation au combat de bâtons, à la calligraphie… Les plus petits ou les grands pourront créer leurs petits blasons ou découper des petits bracelets en cuir. Il y aura pas mal de stands participatifs, où le public pourra découvrir des choses et pratiquer aussi.
Et puis, en termes de marché, au niveau des artisans, on en a comme chaque année une trentaine dans tous les styles, que ce soit du bijou, de la déco, du cuir, etc… On a aussi des illustrateurs et un écrivain.
C’est très varié, comme chaque année, mais peut-être un peu plus interactif que les années précédentes. On a voulu créer un petit renouveau, histoire que le public metalleux et non metalleux ne se lasse pas, parce qu’on s’est dit que si chaque année, ce sont toujours les mêmes qui reviennent, au bout d’un moment, ça va finir par lasser. Du coup, on fait un peu tourner les assos du coin et les artisans pour avoir un peu de sang neuf et on verra ce que nous réserve l’année d’après. Mais pour l’instant, on a une édition assez variée sur le marché, finalement, autant qu’à l’intérieur. Donc, on est plutôt contents. J’espère que ça va plaire !
En résumé, c’est un peu l’édition du renouveau pour le Dark Medieval Fest. Qu’est-ce que l’asso peut attendre de cette nouvelle édition ?
Un intérêt toujours accru pour ce qu’on propose, puis toujours ce goût de la découverte… C’est quelque chose qui fait partie des échos qu’on reçoit souvent de la part du public : les gens ne savent pas forcément à quoi s’attendre sur place en termes d’artisanat, mais aussi en termes d’animations et de groupes. Maintenant, beaucoup nous font confiance aveuglément et prennent leur billet sans même forcément se renseigner sur les groupes ou autres. Moi, ce que j’aimerais, c’est que les gens continuent à être curieux et à soutenir les petits fests, parce que des plus grands avec de grosses têtes d’affiches, il y en a de très bons et on ne veut pas leur faire d’ombre : Lid ar Morrigan, Ar’ Vran, Cernunnos… on ne peut pas rivaliser en termes d’affiche et d’affluence. De toute façon, ce n’est pas notre objectif ; ils ont de magnifiques affiches, il faut les soutenir à fond. Finalement, proposer quelque chose d’un peu différent, ça nous convient bien, et c’est vrai qu’on a des échos plutôt positifs sur ce positionnement-là. En quelques mots, on veut continuer à faire rêver et à faire découvrir des choses à un public de plus en plus large. C’est vraiment quelque chose qui nous tient beaucoup à cœur et j’espère qu’on ne fait pas fausse route, tout simplement.
Au sein de l’asso, quelle serait la tête d’affiche qui vous mettrait tous d’accord ?
Il y a un groupe qui revient pas mal au sein de l’asso, c’est Vermilia. C’est vraiment une artiste que beaucoup dans l’asso se damneraient pour faire venir. Après, un des groupes que j’ai en tête, tu en portes le T-shirt, c’est Aephanemer ; j’aimerais beaucoup les avoir un jour. Ça fait partie de ces groupes un peu au-dessus de ce qu’on propose d’habitude, mais d’un point de vue qualité, absolument imparable. On a aussi toujours notre groupe coup de cœur au sein de l’asso, c’est Månegarm, qui fait partie des groupes trop rares de par chez nous et qu’on aimerait beaucoup avoir un jour. Mais pour l’instant, en termes de taille, de budget et d’unanimité, c’est Vermilia qui reste quand même le groupe à faire venir pour nous.
Autrement, une petite question que, je pense pas mal de gens se posent… est-ce qu’il y a une chance qu’un jour, les fans de The Witcher 3 voient Percival Schuttenbach à l’affiche du Dark Medieval Fest ?
(rires) Ah, ça, ce serait très bien, mais il faut qu’on voie ! Ça fait partie des objectifs à long terme, on va dire. Ce serait une grosse progression pour nous, mais on ne sait pas de quoi l’avenir est fait. Déjà, une chose que j’aimerais travailler à l’avenir, peut-être à partir de l’année prochaine, c’est de proposer, sur les sept noms de l’affiche, un groupe un peu plus acoustique. Pas forcément dans une optique 100% metal, plutôt dans la perspective de faire jouer un groupe un peu différent et par la suite monter un peu en gamme aussi sur ce côté-là. Percival, ça fait longtemps déjà qu’ils sont passés au Ragnard Rock… (en 2016, ndlr) Ça fait un bout de temps qu’ils ne sont pas revenus dans le coin ; en tout cas, c’est vrai que je ne les ai pas vus depuis cette époque-là. Après, il y a des groupes comme ça, cultissimes, qui mériteraient de venir, mais déjà, il faut qu’on arrive à satisfaire tous ceux qui nous ont déjà demandé, et aussi qu’on soit suffisamment solide pour inviter des groupes d’une autre stature… mais on est à l’abri de rien ! Ça va dépendre en grande partie du public : s’il nous suit de plus en plus, on gagnera aussi de plus en plus de liberté pour développer des affiches de plus en plus ambitieuses… Après, peut-être qu’au bout d’un moment, il faudra aussi, en fonction des exigences des groupes, envisager une évolution au niveau de la salle. Pour l’instant, on est bien ici parce qu’on a tout ce qui nous convient pour un budget adapté, mais forcément, ce type de salle, ça coincera pour un certain type de groupe. En résumé, plus les groupes sont gros et plus ça coincera, donc ça reste à voir. C’est tout un ensemble : le budget, les conditions… mais on est ouverts à beaucoup de choses. On verra ce que l’avenir nous réserve, mais on ne ferme aucune porte.
Merci beaucoup ! Quelques mots pour conclure ?
Oui ! On vous attend nombreux le 2 mai prochain, à Lamure-sur-Azergues. Il ne faut pas oublier de prendre ses préventes comme chaque année, mais encore plus cette fois-ci, parce que jusqu’à fin mars, on a une opération spéciale avec un T-shirt en édition limitée et une place, le tout à 32 € sur HelloAsso. Sinon, vous pouvez trouver des préventes à 26 € jusqu’au 30 avril. Après, ça sera 30 € sur place. C’est gratuit pour les moins de 12 ans. Le marché sera ouvert à partir de midi, gratuit pour tout le monde, jusqu’à 21 h ; après, on passera au spectacle de feu. Cette année, c’est vraiment celle des nouveautés, et parmi elles, on en a une qu’il ne faudra pas oublier de venir goûter : la bière du Dark Medieval Fest, brassée spécialement pour nous et qui s’appelle la Blódörn. Elle aura d’ailleurs droit à une soirée de lancement qui sera annoncée prochainement. Notre bière sera servie dans des fûts en pression, mais aussi dans des bouteilles avec un joli design approprié. À consommer avec modération, bien évidemment… mais pas trop ! (rires)


