Boneripper
Radiant in Ruin
Genre metal/hardcore
Pays Pays-Bas
Label autoproduction
Date de sortie 26/06/2026

Site Internet

Aujourd’hui, direction les Pays-Bas pour découvrir Boneripper et son deuxième album, Radiant in Ruin. Formé par des membres issus de plusieurs groupes de la scène hardcore et metal néerlandaise, le groupe revient avec une nouvelle décharge d’énergie qui ne fait aucun détour et va droit au but.

Dès les premières secondes de Oracle of Lies, le ton est donné : gros riffs, batterie lancée à pleine vitesse sur les toms et une énergie débordante qui ne demande qu’à exploser. Très rapidement, la voix du chanteur fait son apparition. Nous sommes ici en plein territoire hardcore : brut, direct et sans artifices.

Deeds Define enfonce immédiatement le clou. La batterie martèle le rythme tandis que les riffs invitent naturellement au mouvement. Impossible de rester immobile. On imagine facilement une salle remplie de sueur, de muscles et de pogos. Ça sent le pit bien moite, les épaules qui s’entrechoquent et les bleus du lendemain. Malgré un chant parfois volontairement monotone, l’efficacité est redoutable.

Avec Damnation, Boneripper continue sur sa lancée et livre l’un des morceaux les plus fédérateurs de l’album. Les passages scandés en groupe donnent l’impression d’assister à un véritable chant de guerre. Lorsque le titre est repris en chœur, toute la formation semble avancer d’un seul bloc. La voix se fait également plus grave sur ce morceau, renforçant encore son impact.

Iron Veil démarre directement dans le dur avec ce qui ressemble presque à un refrain accrocheur lancé dès les premières secondes. Quant à Truth to Enemy , il poursuit cette dynamique avec la même agressivité maîtrisée et cette envie permanente d’en découdre.

Après cette première salve particulièrement intense, Convective Outlook offre un court moment de respiration. Une introduction plus calme, quelques mélodies bienvenues et juste ce qu’il faut pour reprendre son souffle avant de replonger dans la mêlée.

La suite de l’album ne relâche jamais la pression. En écrivant cette chronique, je me suis surpris à faire des mouvements de pogo dans mon appartement. Les voisins ont probablement cru que j’étais en train de me battre contre un fantôme. C’est sans doute le meilleur résumé possible de l’effet produit par Radiant in Ruin. Chaque morceau conserve la même intensité, la même envie de foncer dans le mur et d’entraîner l’auditeur avec lui.

Parmi les titres qui m’ont le plus marqué, State of Mind et Refuse Persist ressortent particulièrement du lot. Ils concentrent parfaitement tout ce qui fait la force du groupe : des grooves efficaces, une énergie communicative et cette capacité à donner envie de retourner immédiatement dans le pit.

La claque finale arrive avec Cold Hearts Burn , probablement l’un des moments les plus marquants de l’album. Puis Boneripper choisit de conclure avec Radiant in Ruin, un morceau plus calme porté par un solo de guitare et des passages parlés qui servent d’au revoir après quarante minutes de confrontation directe.

Avec Radiant in Ruin, Boneripper livre un album de hardcore métallique efficace, sincère et particulièrement énergique. Pas besoin d’artifices ni de détours : ici tout est pensé pour faire bouger les nuques, remuer les fosses et laisser quelques courbatures au passage.