Ostrogoth
Ecstasy and Danger
Genre Heavy Metal
Pays Belgique
Label Mausoleum
Date de sortie 01/01/1984

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Comment résister, moi qui suis d’origine italienne mais qui suis né en Belgique, de ne pas choisir comme objet de cette première chronique rétro, le groupe belge Ostrogoth et son premier album, Ecstasy and Danger, sorti en 1984 chez Mausoleum Records, label belge lui aussi.

Fondé dans les alentours de la ville flamande de Gand, le groupe sort deux démos et un EP, Full Moon’s Eyes en 1983, et aussi chez Mausoleum Records. EP qui laissera d’ailleurs des traces derrière lui et ce, également à l’international. Demandez à James Hetfield ce qu’il en pense, lui que l’on a pu voir régulièrement porter fièrement un t-shirt à l’effigie de ce groupe devenu culte, et ce depuis quelques années déjà.

Mais revenons à nos moutons et à ce bien beau premier album malheureusement un peu oublié de nos jours. Ecstasy and Danger suit les traces du premier EP, c’est-à-dire qu’il s’inspire d’un Heavy-Metal de tradition. Comme l’excellent morceau d’ouverture, Queen of Desire, qu’on pourrait croire tout droit sorti d’un des premiers disques d’Iron Maiden, l’instrumental Lords of Thunder et son influence Accept, et le tout aussi excitant Stormbringer et ses riffs qui font directement penser à Judas Priest, le tout orchestré par des musiciens déjà fort aguerris. On a déjà entendu bien pires soli.

Le chanteur a une voix puissante et tout cela est accompagné par une section rythmique bien en place. Alors certes, la production laisse quelquefois à désirer. Beaucoup trop d’écho par moments, par exemple. Mais bon, le disque fut produit par le groupe et les lyrics peuvent paraitre un peu désuètes en 2021 mais je ne peux que vous conseiller de vous replonger dans cette galette et de vous en procurer au plus vite l’une ou l’autre version, même si je vous recommande la réédition CD, sortie en 2012 chez Mausoleum Records car incluant le premier EP en bonus. Niveau rapport qualité/prix, il n’y à pas mieux. Et si après ça, il vous arrive de croiser un jour le groupe sur scène, car il est toujours en activité, n’hésitez pas, mettez-vous en danger et allez flirter avec l’extase, le poing levé !

Discographie d’Ostrogoth:

Deux démos :
1983 en autoptoduction – Full moon’s eyes, Mausoleum Records
1984 – Ecstasy and Danger, LP, Mausoleum Records
1985 – Too hot, LP, Mausoleum Records
1987 – Feeling of Fury, LP, Mausoleum Records
1987 – Last Tribes Standing, EP, Empire Records et 2015.

Line-up : Ecstasy and danger:
Marc de Brauwer, vocals
Glen Ployert, guitars
Rudy Vercruyse, guitars
Maxim van de Kauter, bass
Mario Pauwels, drums